Aussi des éclats de rire à Eastman

Les écrivains William S. Messier, Daniel Grenier et... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Les écrivains William S. Messier, Daniel Grenier et Anaïs Barbeau-Lavalette ont échangé ensemble pendant plus d'une heure, vendredi matin, dans le cadre d'une activité fort courue présentée par les Correspondances d'Eastman.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Eastman) Les Correspondances d'Eastman ne riment pas uniquement avec savantes analyses et plaisirs cérébraux. L'événement fait aussi place à la rigolade, par moment, et les festivaliers aiment vraisemblablement rire de bon coeur lorsque les circonstances se prêtent à cela.

Un moment de franche rigolade est d'ailleurs survenu dès le début du café littéraire qui était présenté, vendredi matin, dans le cadre des Correspondances. On venait d'apprendre que l'écrivain William S. Messier, un des trois romanciers en vedette dans le cadre de cette activité, occupe également un emploi de facteur dans la région où il habite.

« On peut vraiment dire alors que vous êtes un homme de lettres, a lancé Marie-Ève Sévigny, qui avait pour tâche d'animer la discussion. Excusez-moi, elle était facile. »

Il n'en fallait pas plus pour que l'assistance, qui souhaitait visiblement s'amuser un brin, se torde de rire. D'ailleurs, à plusieurs reprises par la suite, les trois invités et l'animatrice ont réussi à provoquer le rire parmi l'auditoire, qui était composé de femmes à plus de 90 pour cent. William S. Messier a été particulièrement efficace en cette matière.

Sur la scène à l'avant, l'auteur du roman Dixie se trouvait en compagnie des auteurs Anaïs Barbeau-Lavalette et Daniel Grenier, qui ont respectivement accouché des livres La femme qui fuit et L'année la plus longue au cours des dernières années.

Le café littéraire auquel participait le trio d'auteurs portait sur la question du temps, qui parfois peut constituer une sorte de « paysage » à l'intérieur d'une oeuvre littéraire. La thématique proposée : habiter le temps.

Grand-mère absente

Récipiendaire du Prix des libraires pour La femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette a expliqué, au fil de ses interventions, comment elle en est venue à écrire sur sa grand-mère Suzanne Meloche, qui a rompu tous les liens avec son mari, Marcel Barbeau, et ses enfants alors qu'elle était encore dans la vingtaine.

« Je n'éprouvais pas tant un élan de réconciliation envers cette femme, a-t-elle admis. À l'origine, j'avais clairement un rejet. Mais on a dû vider son logement après sa mort et ma curiosité à son égard a commencé à naître. Je l'ai humanisée à travers l'écriture et ça l'a rapprochée de moi. »

Faisant traverser quelques siècles à un de ses personnages dans L'année la plus longue, Daniel Grenier a pour sa part tenu à préciser qu'il ne se percevait nullement comme un romancier historique en dépit du contenu de son dernier roman. « L'Histoire est très malléable pour moi. Je fais parfois des liens abracadabrants entre des événements et je trouve ça très jouissif », a-t-il reconnu.

Quant à William Messier, il s'est beaucoup penché sur la notion de frontière en écrivant son plus récent livre. « À la frontière, j'ai toujours l'impression d'arriver en un lieu chargé. C'est émotif. Pour moi, ça représente un symbole qui rejoint également la notion de temps », confie cet auteur originaire du secteur de Cowansville.

Les Correspondances d'Eastman se poursuivent samedi et dimanche. Entre autres, un concert offert par Hélène Dorion et les Violons du Roy est prévu samedi à compter de 20 h. Les noms de Kim Thúy, Patrick Senécal et Tristan Malavoy figurent d'autre part parmi la liste des auteurs qui prendront part aux deux dernières journées de l'édition 2016 du rendez-vous annuel.

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