« Attente raisonnable » prévue aux douanes

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Seulement aux douanes de Stanstead situées sur l'autoroute 55, ce sont plus de 2000 véhicules qui sont attendus dimanche, lors du dernier jour des vacances de la construction.

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(Sherbrooke) Les voyageurs qui rentreront au pays cette fin de semaine devront prévoir « une attente raisonnable » aux différents postes frontaliers de l'Estrie.

Seulement aux douanes de Stanstead situées sur l'autoroute 55, ce sont plus de 2000 véhicules qui sont attendus dimanche, lors du dernier jour des vacances de la construction, mentionne le chef aux opérations du secteur de Stanstead, Miguel Bégin. Environ le double de tout autre jour de la semaine.

« Au niveau de la préparation, c'est sûr que pour la fin de semaine du retour, on augmente les effectifs pour pouvoir traiter un maximum de voyageurs dans le temps le plus rapide possible. Une bonne partie de l'année, on va rouler à une ou deux guérites sur l'autoroute 55 à Stanstead, mais là on va opérer à quatre guérites, comme lors de la majorité des fins de semaine de l'été. On ne peut pas en avoir plus », indique celui qui est aussi responsable des postes frontaliers de Beebe, de la route 143 à Stanstead, de Highwater, d'Abercorn et de Glen Sutton.

L'Estrie compte également des douanes à Stanhope, East Hereford et Hereford road, près de Coaticook, et à Chartierville et Woburn, près de Lac-Mégantic.

« Au niveau de la charge de travail des agents, c'est très exigeant. Ça demande un niveau de concentration très élevé et ils n'arrêtent pas souvent. Même leurs pauses sont parfois repoussées. Et à part Stanstead, tous les postes n'ont qu'une seule guérite, ce qui limite notre capacité d'ajustement. »

Même si les agents frontaliers ont le souci et le devoir de faciliter le mouvement des personnes et de la marchandise au Canada, celui-ci ne doit pas se faire au détriment de leur mandat prévient M. Bégin.

« C'est notre travail, mais on a un double mandat et les directives sont exactement les mêmes qu'il y ait achalandage ou non. On leur demande aussi d'être vigilants pour assurer la sécurité des Canadiens, parce qu'on peut avoir des gens susceptibles de faire des activités illégales peu importe le nombre de personnes qui se présentent aux douanes. Heureusement, la très grande majorité des voyageurs qui se présentent chez nous sont de bonne foi et désireux de respecter les lois. »

La faiblesse du dollar canadien n'a pas atténué le travail des douaniers, estime M. Bégin.

« On ne voit pas quelque chose d'incroyable comparativement à ce qu'on voyait avant. Dans les situations où l'on a à analyser l'influence des voyageurs en fonction du taux de change, ce qu'on remarque souvent, c'est que lorsque le dollar est fort, les voyages sont plus longs et la quantité d'achats augmente. Et lorsqu'il est faible, ce sont les Américains qui en profitent et traversent la frontière.

Quatre conseils pour accélérer son passage aux douanes

Avoir ses documents en main

« Les gens attendent souvent quelques minutes avant de rencontrer le douanier. C'est le moment de sortir les passeports. Parfois, certaines personnes les laissent dans leurs valises; il faut donc arrêter la voiture, fouiller pour les trouver et ça occasionne des délais. »

Avoir en main les reçus d'achats faits aux États-Unis

« Il faut être en mesure de donner l'information exacte des achats qui ont été faits pour que les douaniers puissent s'assurer que les voyageurs ont droit aux exemptions ou s'ils doivent payer droits et taxes. Si une personne ne peut pas nous dire les achats qu'elle a effectués, il pourrait

y avoir un examen secondaire où se font les fouilles afin de le vérifier. »

Consultez les outils de l'Agence des services frontaliers du Canada

« Le site et l'application font état des temps d'attente dans les plus grands bureaux au Canada et sont mis à jour régulièrement, si jamais les gens veulent choisir le poste frontalier par lequel ils reviendront. »

S'informer de ce que l'on peut ramener

« Lorsqu'on voyage aux États-Unis, il importe de s'informer de ce qu'on a le droit de ramener sans payer de taxes et frais additionnels. Savoir si on peut ramener deux bouteilles de vin au lieu de quatre, par exemple, évite de mauvaises surprises. » 

Propos du chef aux opérations du secteur Stanstead, Miguel Séguin, recueillis par Charles Beaudoin

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