La masso-oncologie offerte aux personnes atteintes de cancer

Dès septembre, les patients aux soins palliatifs de... (Spectre Média, Jessica Garneau)

Agrandir

Dès septembre, les patients aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke auront accès à des services de masso-oncologie. Ce projet est réalisable grâce à l'appui financier de la fondation des auxiliaires bénévoles du CHUS. Sur la photo (de gauche à droite), Isabelle Bujold, massothérapeute, Jeanne d'Arc Tardif, directrice générale des auxiliaires bénévoles, et Francine Lacasse, massothérapeute.

Spectre Média, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, plusieurs employés travaillent à améliorer le quotidien des patients dans la maladie. Dès septembre, Isabelle Bujold et Francine Lacasse, toutes deux massothérapeutes, se joindront à l'équipe avec leur projet de masso-oncologie.

La masso-oncologie sera offerte aux personnes atteintes de cancer. Cette technique permet aux patients en fin de vie de profiter d'un moment paisible et d'être massés adéquatement selon leurs traitements et leurs effets secondaires. Ce type de massage peut s'avérer complémentaire aux différents soins qu'ils reçoivent en améliorant leur bien-être. « Plusieurs personnes me disent qu'ils oublient qu'ils ont mal le temps d'un massage », affirme Isabelle qui travaille depuis plusieurs années déjà auprès d'une clientèle malade.

« Je travaille pour Leucan depuis des années, poursuit Isabelle, et je vois l'effet que ça peut apporter. Mais je ne pouvais pas m'embarquer toute seule là-dedans », explique Isabelle, en précisant que l'enthousiasme de Francine, qui a récemment obtenu sa certification de masso-oncologie, était le bienvenu.

Actuellement, la masso-oncologie est offerte à certains patients ayant les moyens de payer pour de tels services, mais l'objectif d'Isabelle et Francine était de rendre les massages accessibles à tous. « Dans la douleur, tout le monde a droit à ses moments de douceur, précise Francine, qui juge que les gens malades méritent tous d'avoir accès à ces soins qui leur procurent du bonheur malgré les temps difficiles qu'ils peuvent vivre. »

Le projet de masso-oncologie était un rêve pour Isabelle et Francine depuis plusieurs années et c'est la rencontre avec le Dr Dany Fortin, chef du service de soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu qui leur a permis de le réaliser. « J'avais déjà contacté l'hôpital qui était d'accord, mais c'était au niveau du financement que ça bloquait. M. Fortin a été la pierre angulaire en soumettant notre projet aux auxiliaires bénévoles », explique Isabelle qui n'avait jamais perdu espoir de voir son projet se concrétiser.

En effet, le projet n'aurait pu voir le jour sans la contribution de la fondation des auxiliaires bénévoles qui paiera pour ces soins. « C'est dans notre mission d'aider au confort et au réconfort des patients », explique Jeanne-d'Arc Tardif, la directrice générale des auxiliaires bénévoles. « Au niveau financier, continue-t-elle, ce n'est pas beaucoup ce qu'on donne, mais on croit que les retombées sur le bien-être des personnes seront immenses. » Grâce aux dons, aux profits de la boutique cadeau et aux différents moyens de financement de la fondation, les auxiliaires bénévoles financent divers projets toujours dans l'optique d'améliorer les services aux patients. Aux soins palliatifs, les auxiliaires bénévoles, entre autres, ont acheté une télévision pour toutes les chambres, ont aménagé une chambre pour les familles et présentement font rembourrer les différents fauteuils de l'étage.

Une spécialité

Pour être spécialisés en oncologie, les massothérapeutes doivent suivre une formation spécifique en plus de la formation traditionnelle. C'est plus de 300 heures de formation que doivent suivre les intéressés afin de développer les rudiments de la masso-oncologie. « C'est important d'avoir les bonnes techniques, on ne masse pas une personne malade comme on peut masser un sportif », précise Mme Lacasse, qui a récemment acquis sa spécialisation. Les médications et les différents maux entrent aussi en jeu lorsque vient le temps de masser un patient.

« Les endroits où on peut masser et la pression qu'on peut mettre varient d'un cas à l'autre d'où l'importance de connaître le dossier de la personne et de maîtriser les techniques de masso-oncologie », affirme Mme Bujold qui enseigne d'ailleurs la formation spécifique aux massothérapeutes.

Les soins de masso-oncologie seront disponibles pour les patients aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke à partir du mois de septembre en raison d'un après-midi par semaine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer