Vingt nouveaux réfugiés débarquent à Sherbrooke

On s'agitait mardi à l'église syriaque Saint-Éphrem de... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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On s'agitait mardi à l'église syriaque Saint-Éphrem de l'Est de Sherbrooke où l'on s'apprêtait à accueillir quatre autres familles de réfugiés en fin de soirée.

Spectre Média, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Une vingtaine de réfugiés syriens et irakiens sont arrivés à Sherbrooke la nuit dernière sous l'égide de l'Église syriaque orthodoxe Saint-Éphrem. Ce contingent porte à 230 le nombre de ressortissants ayant trouvé refuge à Sherbrooke depuis le début de l'année, alors que d'autres réfugiés sont attendus d'ici la fin de 2016.

À elle seule, l'Église syriaque Saint-Éphrem aura parrainé 130 de ces 230 réfugiés qui se sont établis à Sherbrooke cette année. La majorité des autres réfugiés ont quant à eux été pris en charge par le Service d'aide aux Néo-Canadiens (SANC), qui en attend huit autres au cours des prochains jours.

Mardi après-midi, les responsables de l'Église Saint-Éphrem de Sherbrooke mettaient la dernière main aux préparatifs visant à accueillir les quatre ou cinq familles attendues vers 23 h à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

Le président du comité exécutif de l'Église syriaque Saint-Éphrem, Alain Haddad, n'était pas en mesure d'établir le nombre exact de réfugiés attendus au cours de la nuit. « Tout ce qu'on nous a dit, c'est de nous préparer à accueillir quatre ou cinq familles : une famille de la Syrie et le reste de l'Irak. Au total, ça représente entre 20 et 23 personnes », avançait M. Haddad tout en assurant que tout avait été mis en oeuvre pour accueillir adéquatement ce nouveau contingent de réfugiés.

« On leur a déjà trouvé des logements meublés. Ils auront juste à s'installer; nous, on va s'occuper du reste. »

En famille

Une équipe de bénévoles de l'Église syriaque orthodoxe, accompagnée du curé de l'église, se sont rendus à l'aéroport hier soir afin d'assurer le transport des nouveaux arrivants.

Selon M. Haddad, la communauté a réussi à trouver des logements dans le quartier est de Sherbrooke, non loin de l'église située sur la 13e Avenue Sud.

« C'est important qu'ils puissent vivre ensemble pendant les premiers mois. Pour eux, la famille, c'est capital. C'est encore plus fort qu'ici en Amérique du Nord. Ces gens-là sont habitués de vivre ensemble et de s'entraider. Ça facilite leur intégration », précisait M. Haddad.

Comme elle l'a fait avec la centaine d'autres familles établies à Sherbrooke depuis la crise des migrants, la communauté St-Éphrem s'engage à soutenir ces nouveaux arrivants pendant au moins un an. « Habituellement, au bout de trois à six mois, ils ont déjà commencé à s'intégrer. Ils se sont acheté une voiture usagée et ils ont commencé à suivre des cours de français. S'il y a une chose sur laquelle on insiste, c'est qu'ils apprennent le français. Pour nous, c'est non négociable. Si au bout d'un an, ils n'ont pas encore suivi des cours de français, ou qu'ils ne parlent pas français, on leur dit de déménager dans une autre province. Sinon, ils vont avoir trop de difficulté à se trouver un emploi. »

Sans avoir de statistiques en main, M. Haddad estime que l'intégration des réfugiés parrainés par l'Église Saint-Ephrem « se passe assez bien » jusqu'ici. « Il y en a qui ont trouvé du travail dans des usines de Sherbrooke et de Cookshire. D'autres ont ouvert leur petit commerce comme couturier, coiffeur ou bijoutier. Certains ont quitté Sherbrooke après avoir appris qu'ils avaient de la parenté à Montréal ou à Toronto. Mais ça représente une infime minorité. Je dirais que 90 pour cent des gens restent ici.

« Ce n'est pas toujours facile pour eux, vous savez. Mais ce sont des gens déterminés. Tout ce qu'ils veulent, c'est de pouvoir refaire leur vie ici à Sherbrooke. Après tout ce qu'ils ont vécu en Syrie ou en Irak... »

Reprise des arrivées

Les statistiques compilées par le Service d'aide aux Néo-Canadiens (SANC) indiquent que la prise en charge de réfugiés a connu une certaine accalmie au cours de l'été. En effet, sur les quelque 230 réfugiés débarqués à Sherbrooke depuis janvier, 175 sont arrivés entre les mois de janvier et mars. De ce nombre, le SANC a pris en charge 101 réfugiés, auxquels se sont ajoutées sept familles en juillet totalisant 16 personnes. Huit autres réfugiés sont attendus à la mi-août, indique-t-on au SANC, qui peut compter sur une centaine de bénévoles pour accueillir et accompagner les réfugiés à leur arrivée à Sherbrooke.

Outre l'hébergement temporaire, le SANC offre aux nouveaux arrivants de l'accompagnement dans la recherche d'un logement, l'ouverture d'un compte de banque et autres démarches administratives.

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