Sylvie Roy: un exemple de détermination pour plusieurs

Karine Vallières et Alain Rayes... (Archives, La Tribune)

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Karine Vallières et Alain Rayes

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Onde de choc dans le monde politique après l'annonce du décès de la députée indépendante d'Arthabaska, Sylvie Roy, décédée des suites d'une hépatite aiguë. La députée Roy était très appréciée par ses collègues, et surtout admirée pour son dévouement pour les citoyens.

Alain Rayes, député fédéral conservateur et ancien maire de Victoriaville, se dit sous le choc. Il avait connu Sylvie Roy en 2003 alors que les deux s'étaient présentés pour l'ADQ de Mario Dumont, elle ressortant gagnante dans Lotbinière, tandis que Rayes essuyait un revers dans Arthabaska. « Par la suite, avec sa victoire dans Arthabaska, j'ai eu le privilège de la côtoyer comme maire et comme député fédéral. J'ai pu apprécier son côté combatif dans les causes qu'elle défendait. Elle n'avait pas la langue dans sa poche, elle avait des convictions, elle avait à coeur les dossiers de défense des victimes. »

Connue surtout pour sa persévérance dans le dossier de la commission Charbonneau, Sylvie Roy a fait preuve de détermination, selon l'ancien maire de Victoriaville. Il la décrit comme « une femme qui avait des convictions et qui prenait constamment la défense des gens, qui faisait preuve d'une grande combativité pour mener à terme les dossiers auxquels elle prenait part, qui avait obtenu la confiance de ses électeurs depuis 2003. »

« Un autre bel exemple de sa détermination, le dossier des armes à feu. Alors que tout le monde

semblait unanime à l'Assemblée nationale sur le registre, sa voix a montré clairement qu'il n'y avait pas d'unanimité dans la population et dans la classe politique. Elle voulait défendre le peuple, c'est ce qu'elle a fait toute sa carrière », ajoute M. Rayes

Dans son message sur Facebook, Karine Vallières, députée libérale de Richmond, exprime sa reconnaissance envers sa « voisine », comme elle l'appelait en raison de la forte présence masculine dans l'entourage politique de la région. « Ton chemin politique n'aura pas été toujours facile, mais tu as su rester toi même et les gens de ta cisconscription savaient le reconnaître. »

Étant deux femmes vivant des situations politiques semblables, elles s'étaient toujours soutenu l'une et l'autre. « Notre solidarité féminine me manquera, c'est certain. On vivait une réalité semblable, on avait un grand territoire à couvrir, nous étions toutes les deux mamans aussi », ajoute-t-elle. « Je pleure pour ses enfants aussi, sachant que la politique leur aura pris les meilleurs moments avec leur maman. »

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