Marie-Claude Bibeau rencontre les producteurs bio

La députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau s'est arrêtée... (Spectre Média, René Marquis)

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La députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau s'est arrêtée chez des producteurs agricoles de la région, jeudi matin, dont chez Thérèse Shaheen et Russell Pocock, de la ferme bio Sanders de Compton.

Spectre Média, René Marquis

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(Compton) La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, effectuait jeudi matin une tournée d'entreprises agricoles de la région. Sa matinée de rencontres s'est conclue par un dîner à la ferme Sanders de Compton, en compagnie d'une dizaine de producteurs bio venus partager avec elle leurs priorités et préoccupations.

La discussion était nourrie autour de la table de Thérèse Shaheen et Russell Pocock, propriétaires de la ferme. Les enjeux de salubrité à la ferme, de relève, de mise en marché et de main-d'oeuvre ont notamment été abordés avec l'élue, mais ce sont les changements climatiques qui ont été servis pour dessert. « S'il y a un enjeu auquel on fait tous face, c'est celui-là » , a déclaré Russell Pocock.

« On fait face à de nouveaux défis, de nouveaux insectes, ajoute Emylou Desrosiers, du Potager d'Emylou. Nous ça fait seulement 15 ans qu'on est dans le domaine, mais un pionnier comme Russell, il a vu l'évolution de la situation. Ça devient de plus en plus dur faire pousser des brocolis. »

Frédéric Jobin-Lawler, producteur en serres à l'Abri Végétal, a quant à lui soulevé la question des coûts d'énergie et d'incitatifs à mettre en place pour passer à des sources énergétiques plus durables. « On a aussi parlé de main-d'oeuvre, qui est un défi particulier pour les agriculteurs qui ne peuvent pas offrir un salaire à l'année à leurs employés. De main-d'oeuvre étrangère mais aussi de formation de la main-d'oeuvre locale. Le gros avantage c'est que les sous restent ici et sont dépensés localement. »

À ce sujet, Marie-Claude Bibeau a mentionné que son collègue ministre de l'Immigration avait confirmé il y a quelques jours que son ministère était parvenu à enfin « vider » la banque de dossiers pour la venue de travailleurs étrangers sur des fermes québécoises. Le traitement de ces dossiers a entraîné des retards dans l'arrivée de nombreux travailleurs saisonniers étrangers cette année, notamment au Potager d'Emylou où l'on attend toujours un employé qui devait commencer sa saison en juin.

Marie-Claude Bibeau souligne que le sujet a été longuement discuté, avec tous les agriculteurs rencontrés au cours de cette matinée, toutes productions confondues. « On a beaucoup parlé de main-d'oeuvre, de quelle façon on peut aider par différents types de programmes d'emploi, et comment aider l'intégration des jeunes qui terminent leur formation en agriculture. »

« Ça a été très enrichissant comme discussions. L'objectif aujourd'hui était vraiment de me nourrir intellectuellement, de bien comprendre les défis que ces agriculteurs vivent pour pouvoir amener des pistes de solution à mes collègues », conclut l'élue.

« Le bio j'y crois beaucoup, ça ne fait que me renforcer dans mes convictions de rencontrer ces gens. »

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