Deux fois plus de décès prématurés dans les centres-villes

En Estrie, le constat est clair: plus on vit en milieu défavorisé, plus... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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(SHERBROOKE) En Estrie, le constat est clair: plus on vit en milieu défavorisé, plus l'espérance de vie diminue. L'espérance de vie est même réduite de cinq ans dans les secteurs moins bien nantis.

C'est le constat que dresse la direction de la santé publique de l'Estrie, en servant de l'indice de défavorisation matérielle et sociale qui est un outil pour la surveillance des inégalités sociales de santé.

En Estrie, ces zones de vulnérabilité sont concentrées principalement dans les centres-villes, mentionne un communiqué de presse. On y observe, entre autres, deux fois plus de décès prématurés que dans les communautés mieux nanties.

L'espérance de vie à la naissance, soit la durée moyenne qu'une personne peut espérer vivre s'améliore. Elle est de 79 ans chez les hommes et de 84 ans chez les femmes. Ces données sont comparables à celles du Québec, même légèrement supérieures pour les femmes, note-t-on.

D'importants écarts sont toutefois notés selon les milieux. En milieu défavorisé, l'espérance de vie est réduite de cinq ans par rapport aux milieux les plus favorisés (6 ans pour les hommes et 4 ans pour les femmes).

Les communautés les plus défavorisées sont situées principalement dans les centres-villes de Sherbrooke et de Magog. Ainsi, en moins de 15 minutes de marche à Sherbrooke, l'espérance de vie chez les hommes peut chuter de six ans. Il est donc possible de passer d'une communauté où l'espérance de vie est de 82 ans, à une autre plus défavorisée, où l'espérance de vie n'est que de 76 ans, ajoute-t-on.

« Il est primordial que tous les acteurs de la société agissent de concert pour réduire ces inégalités», lance Dre Mélissa Généreux, directrice de santé publique de l'Estrie.

«La Santé publique ne détenant malheureusement pas le pouvoir d'intervenir directement sur plusieurs déterminants de santé, par exemple, les conditions de vie.»

L'accès aux services de santé et aux services sociaux ne peut à lui seul expliquer de telles différences. Parmi les principaux facteurs qui influencent la santé de la population, on retrouve le revenu, l'éducation, le soutien social, les conditions de vie (logement, quartier, école, travail, etc.) et les habitudes de vie (tabagisme, activité physique, nutrition, etc.), énumère-t-on.

Des activités de santé publique peuvent toutefois contribuer à réduire les effets des inégalités, entre autres, à l'aide d'interventions préventives (individuelles ou environnementales) auprès de certains groupes plus vulnérables de la population.

Pour en savoir davantage sur la défavorisation et son lien avec la santé, consulter le bulletin Vision santé publique au santeestrie.qc.ca.

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