Ludis Media étudie le comportement des chasseurs de Pokémons

Une application qui utilise la réalité augmentée comme... (Photo Marie-Lou Béland, Spectre Média)

Agrandir

Une application qui utilise la réalité augmentée comme Pokémon Go présente un potentiel pour le marketing de proximité.

Photo Marie-Lou Béland, Spectre Média

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La réalité augmentée pourrait avoir un potentiel intéressant pour le marketing de proximité. La firme de marketing numérique sherbrookoise Ludis Media a réalisé sa propre étude maison, la fin de semaine dernière, pour démontrer le potentiel d'une application mobile comme Pokémon Go pour contrôler le flot de consommateurs dans ses déplacements.

« Tous les vendredis, nous organisons des conférences à l'interne sur les nouvelles tendances du marché et sur les répercussions qu'elles pourraient avoir sur nos services et sur l'industrie que nous desservons. Nous avons fait un test pour voir comment les gens interagissaient avec la réalité augmentée et pour voir s'il était possible de contrôler le flot d'utilisateurs », explique Gabriel Touchette, directeur du marketing chez Ludis Media.

Pour réaliser l'étude non scientifique, Ludis Media a acheté des leurres virtuels pour les Pokémons et les a disposés près de ses bureaux, rue Wellington Sud, avant d'en ajouter plus loin dans la rue. « Nous voulions voir si les gens allaient se déplacer. À chaque niveau de diffusion, nous obtenions différents résultats. Quand les leurres ne se trouvaient qu'à notre bureau, il y avait un attroupement. À partir du moment où il y avait des leurres à deux endroits différents, les gens faisaient des allers-retours. »

La dernière étape, après avoir disséminé cinq leurres le long de la rue, était de tenter de rapatrier tous les joueurs dans la cour de Ludis Media, avec un seul leurre. « Notre hypothèse était que ça fonctionnerait, mais l'application est devenue disponible partout au Canada pendant le test, si bien qu'elle était surchargée et qu'elle ne fonctionnait plus... »

M. Touchette demeure tout de même convaincu que la réalité augmentée présente un intérêt pour les petits commerces. « Nous avons vu des joueurs aller s'asseoir au Liverpool et dans d'autres commerces pour consommer. Ça démontre qu'il peut être intéressant de subventionner des leurres de Pokémons pour attirer des clients dans les commerces. Ce n'est pas très cher, environ deux dollars, alors il suffirait d'offrir un produit personnalisé avec le jeu après avoir placé le leurre. »

La réalité augmentée ne pourrait évidemment pas devenir la seule et unique stratégie commerciale d'une entreprise, mais elle offre de nouvelles possibilités. « Tout ce que le jeu utilise existe déjà depuis longtemps. Il est possible de suivre un utilisateur avec ses données GPS depuis un bout de temps, mais les gens sont réticents à donner accès à leurs données. Avec Pokémon Go, cette barrière est tombée très rapidement. Les gens vont lentement s'habituer à être tracés et on pourra développer le marché des alertes qui sont envoyées automatiquement aux utilisateurs quand ils passent à un endroit précis. »

Gabriel Touchette y voit un intérêt pour l'industrie touristique qui, au lieu de décrire une situation, lors d'une visite guidée par exemple, pourrait littéralement faire vivre des animaux ou des personnages dans une réalité augmentée.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer