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Lac-Mégantic proteste contre le projet Optilab du ministre Barrette

Plusieurs travailleurs du réseau de la santé se sont réunis, mercredi midi,... (La Tribune, Ronald Martel)

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La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) Plusieurs travailleurs du réseau de la santé se sont réunis, mercredi midi, devant le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Granit, à Lac-Mégantic, pour dénoncer, entre autres, le transfert de 77 pour cent des activités du laboratoire de Lac-Mégantic vers le mégalaboratoire de Sherbrooke, dans le cadre du projet Optilab.

Ils étaient accompagnés par leurs leaders syndicaux de la CSN qui ont entrepris lundi à Sherbrooke une tournée régionale de sensibilisation sous le thème Ma place en santé, j'y tiens! En même temps, ils protestaient contre le déplacement d'activités des CLSC vers les groupes de médecine de famille (GMF).

Le projet Optilab, qui doit entrer en vigueur en 2019 dans les hôpitaux de la province, prévoit que seules les analyses prioritaires émanant de l'urgence et des soins intensifs seront maintenues dans localement. Les autres analyses seront faites dans des mégalaboratoires centralisés - à Sherbrooke pour ce qui est du territoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Les régions éloignées comme Lac-Mégantic feront donc les frais de ce projet du ministre de la Santé Gaétan Barrette, dénonce la CSN.

Le trésorier du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie-CSN, Alexandre Simoneau, s'est dit « préoccupé par le projet Optilab, qui va amener de possibles pertes d'emplois dans les régions, ce qui aura des impacts considérables sur l'économie locale et des augmentations de temps pour le traitement des échantillons, qui devront être transportés vers les mégalaboratoires centralisés ».

La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Mélissa Gaouette, a poursuivi en indiquant « que c'est le Conseil du Trésor qui a émis l'idée de départ qu'il serait intéressant de centraliser les laboratoires. Pourtant, le ministre Barrette, quand il était à la tête de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, s'y était opposé. Ironiquement, aujourd'hui, c'est lui qui pousse pour que cela se fasse. Nos travaux de recherche ont prouvé qu'il est recommandé de ne pas dépasser deux heures pour le traitement d'un échantillon, en laboratoire. Je viens justement de Sherbrooke et cela m'a pris une heure et demie pour le trajet jusqu'à Lac-Mégantic. À cause des délais de transport, les échantillons vont devoir être repris, tout comme les biopsies. Il est donc important de sensibiliser la population. Les pertes d'emplois prévues représentent également des pertes de compétences. »

Enfin, le vice-président national de la CSN, Jean Lacharité, a assuré les travailleurs de la santé que son organisme va se tenir debout derrière eux pour les appuyer.

« C'est reconnu que meilleures sont les conditions de travail des travailleurs de la santé et meilleure est leur motivation, que meilleurs sont les services rendus à la population. On assiste à la démolition du réseau de la santé par le ministre Barrette. Le gouvernement ment à la population québécoise et aux Méganticois, quand il leur dit qu'il n'a pas d'argent. Il vient d'admettre des surplus de 3,3 milliards $, si on ajoute au 1,8 milliard le 1,5 milliard versé dans le Fonds des générations », de révéler M. Lacharité.

« C'est visible que le gouvernement veut éventuellement mettre l'opération des laboratoires dans les mains de l'entreprise privée. Il se dit: « On va le tuer le laboratoire de Lac-Mégantic! »

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