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Le service à l'auto sera interdit au centre-ville

La construction d'un restaurant Tim Hortons avec service... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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La construction d'un restaurant Tim Hortons avec service au volant au coin des rues Belvédère et Rand a soulevé un questionnement sur la place de l'automobile au centre-ville.

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(Sherbrooke) L'annonce de la construction d'un restaurant Tim Hortons avec service à l'auto au coin des rues Belvédère et Rand a soulevé un questionnement sur la place de l'automobile dans la vision d'avenir du centre-ville.

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Gilles Marcoux

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Dans la refonte règlementaire en cours à la Ville de Sherbrooke en matière de zonage et de lotissement, le service à l'auto est permis partout au centre-ville, un usage qui sera vraisemblablement retiré avant l'adoption du règlement par les élus.

Le directeur général de Commerce Sherbrooke, Gilles Marcoux, convient que le service à l'auto ne cadre pas dans la vision d'avenir énoncée dans le plan directeur d'aménagement durable du centre-ville de Sherbrooke. « Le plan vise un centre-ville accessible à tous et axé vers la mobilité durable », reconnaît-il, si bien que pour une question de cohérence, l'organisme paramunicipal recommandera de ne plus permettre le service à l'auto au centre-ville.

« Le Tim Hortons sera tout à fait conforme avec le service à l'auto, puisque dans le règlement actuel, cet usage est permis et dans le projet de règlement à venir, cette notion était toujours présente. Commerce Sherbrooke fera donc des représentations auprès du service de la planification urbaine et du développement durable pour assurer une certaine cohérence. Comme nous avons cette préoccupation de donner la priorité aux piétons, il faut être cohérent », indique M. Marcoux.

«Je ne dirais pas qu'on l'a échappé. La refonte règlementaire est un work in progress.»


Est-ce à dire que tous les intervenants concernés avaient échappé un usage qui ne cadre pas dans la vision du centre-ville? « Je ne dirais pas qu'on l'a échappé. La refonte règlementaire est un work in progress. Notre rôle est de nous assurer que les derniers ajustements soient apportés et c'est ce que nous faisons. Ce que nous avons constaté, c'est que la zone C2, prévue au centre-ville, permet le service à l'auto. Il faut s'assurer que la zone C2, si elle est à Rock Forest ou le long de l'axe de la King, demeure la même, mais le service à l'auto n'a plus sa raison d'être au centre-ville. C'est à ça que servent les consultations. »

La Ville de Sherbrooke continue d'ailleurs de recueillir les commentaires et les suggestions en lien avec sa refonte règlementaire jusqu'au 16 septembre. 

L'absence d'un service à l'auto pourrait-elle rebuter certains commerçants, Starbucks, par exemple, qui ont démontré de l'intérêt pour le centre-ville? « Starbucks pourrait très bien avoir des restaurants avec service à l'auto en périphérie et un concept plus urbain au centre-ville. Il faut aussi amener les promoteurs à voir autre chose, à penser différemment. Nous avons une responsabilité en ce sens-là. »

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