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La CSN dénonce à son tour le transfert de professionnels des CLSC vers les GMF

Melissa Gaouette, Jean Lacharité et Alexandre Simoneau de... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Melissa Gaouette, Jean Lacharité et Alexandre Simoneau de la CSN

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Dénonçant les répercussions de la réforme du ministre de la Santé Gaétan Barrette, la CSN a officiellement donné le coup d'envoi d'une campagne de sensibilisation nationale, mardi.

Les travailleurs de la santé feront une tournée des établissements de santé afin de manifester leur opposition aux changements dans le milieu de la santé et face aux compressions. La centrale syndicale s'inquiète des répercussions du transfert de professionnels des CLSC vers des groupes de médecine familiale (GMF).

« Ce qu'on a comme information, sur 25 GMF, 24 ont fait la demande d'avoir des professionnels transférés. Les professionnels qui peuvent être transférés sont des infirmières, des psychologues, des travailleurs sociaux (...) On est en pénurie actuellement dans le réseau, on est en surcharge de travail dans tous les types d'emploi. Si on ne transfère qu'un professionnel, les impacts vont être majeurs. Il y a des établissements où il n'y a que deux ou trois psychologues ou un seul kinésiologue... Le pire, c'est que les transferts ne se font pas en fonction des besoins de la population du territoire, les calculs se font en fonction de la taille du GMF... » a fait valoir Mélissa Gaouette, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Cette façon de faire soulève des interrogations au chapitre de l'accessibilité, notamment en ce qui concerne les services psychosociaux.

« Les gens qui veulent consulter parce qu'ils sont en crise suicidaire, en détresse psychologique, victimes de violence conjugale, vont devoir attendre encore plus longtemps ou peut-être carrément ne pas avoir accès aux services. »

« Actuellement, on peut consulter à Sherbrooke ou dans tous les autres CLSC sans rendez-vous pour les services psychosociaux. Il va y avoir un délai, mais en plus les gens qui se présentent vont être référés au GMF. On ne sait pas encore s'ils vont devoir prendre rendez-vous avec un médecin. On risque d'engorger l'accès aux médecins... Ce qu'on pense, c'est que c'est une façon détournée de donner des ressources aux médecins. Les médecins risquent de faire énormément d'argent avec ces services-là. On va se retrouver à payer plus cher pour des services et diminuer l'accès, c'est très préoccupant pour nous », a indiqué Mme Gaouette.

Le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, dénonce les compressions dans le réseau alors que le gouvernement libéral a enregistré des surplus. Une caravane va notamment s'arrêter à Lac-Mégantic. « On fait ça partout dans la province. On fait ça pour sensibiliser la population sur les impacts majeurs de la réforme », indique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

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