Cri du coeur d'un ex-candidat à la mairie

La situation de Pierre Deschamps s'est détériorée depuis... (La Tribune, Ronald Martel)

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La situation de Pierre Deschamps s'est détériorée depuis qu'il a voulu accéder à la mairie de Lac-Mégantic, l'automne dernier.

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Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) La situation de Pierre Deschamps s'est détériorée depuis qu'il a voulu accéder à la mairie de Lac-Mégantic, l'automne dernier. Déclaré invalide, sur l'aide sociale, visiblement sans assurances, il a subi une fracture du talon dernièrement, lors de l'incendie du logement au-dessus du sien, récemment sur la rue Dollard.

Il lance aujourd'hui un cri du coeur pour trouver un autre logement au rez-de-chaussée, à Lac-Mégantic ou à Sherbrooke.

Invalide à la suite de problèmes de santé et bénéficiant de l'aide sociale, il vient de perdre son logement dans l'édifice centenaire de la rue Dollard qui a été incendié la semaine dernière. Comble du malheur, il s'est fracturé un talon en se précipitant à l'extérieur de son logement, situé sous le logement incendié à l'étage.

« Comme je n'ai pas été hospitalisé assez longtemps, je n'ai pas droit à un hébergement dans une maison de convalescence. Je suis en fauteuil roulant, parce que je n'ai pas assez de force dans les bras et les jambes pour me déplacer avec des béquilles. »

Originaire de Montréal, il est arrivé à Lac-Mégantic en mai 2014.

« Je suis venu une fin de semaine, puis pour de bon le 30 mai. J'ai suivi une femme avec qui ça n'a pas marché. Elle m'a mis à la porte. J'ai travaillé comme chauffeur de camion, ce que je faisais à Montréal, mais pour Lafontaine & Fils. En novembre, je suis tombé malade, je ne filais pas bien. À l'hôpital, ils m'ont passé des tests et ils m'ont gardé. Ils m'ont transféré à Sherbrooke où ils m'ont dilaté une artère qui était bloquée. Je fais du diabète, je suis pris du coeur et je faisais de la haute pression. J'ai aussi travaillé à la fromagerie trois jours, en juin 2015, mais j'avais mal au dos. Je me croyais plus en santé quand je me suis présenté candidat à la mairie », raconte M. Deschamps.

« Concernant l'incendie qui m'a sorti de mon logement, une chance que j'ai entendu les travailleurs qui s'affairaient sur le toit dire à ma voisine que le feu était pris au 2e et de se dépêcher à évacuer. Je n'ai pas compris qu'ils ne viennent pas frapper à ma porte. J'ai ensuite entendu les détecteurs de fumée et je me suis dépêché à sortir à mon tour. »

Un autre locataire, qui demeurait au-dessus de son logement, a sauté par la fenêtre, sans attendre que les pompiers lui apportent leur aide.

« Même si ma travailleuse sociale m'a dit de ne pas le faire, j'ai quand même appelé le député pour lui demander son aide, tout comme l'aide juridique et les médias. J'en suis rendu là », déplore Pierre Deschamps.

« À Lac-Mégantic, les gens me boudent. J'ai peu d'amis et peu de connaissances. On m'a conseillé de déménager à Sherbrooke si je ne trouve pas de logement ici. Il y aurait plus de ressources dans la grande ville! »

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