Les bâtisseuses mettent la main à la pâte

Anne-Sophie Goyette et Daphnée Turcotte font partie des... (Spectre média, Maxime Picard)

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Anne-Sophie Goyette et Daphnée Turcotte font partie des bâtisseuses de Sherbrooke, ces bénévoles féminines recrutées par Habitat pour l'humanité qui participent à la construction d'un nouveau jumelé destiné à deux familles à faible revenu.

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Grâce à l'organisme Habitat pour l'humanité, ce n'est pas une famille sherbrookoise à faible revenu, mais bien deux qui pourront bientôt s'offrir une maison fraîchement construite et adaptée à leurs moyens, sans mise de fonds et sans intérêts.

Alors que la première pelletée de terre officielle du nouveau jumelé érigé à l'angle des rues Thibault et d'Orléans, à Sherbrooke, a eu lieu le 19 mai dernier, c'est samedi que le premier groupe de bâtisseuses, une équipe de bénévoles multigénération entièrement féminine, a enfilé casque et bottines et a mis la main à la pâte pour installer les portes et fenêtres du logement.

Ce jumelé représente le troisième projet d'Habitat pour l'humanité à Sherbrooke. OEuvrant partout au Canada, cet organisme mobilise des bénévoles et des communautés afin de bâtir des demeures abordables et d'encourager l'achat d'un logement comme moyen de mettre fin au cycle de la pauvreté.

Si les deux maisons préalablement construites à Sherbrooke furent l'oeuvre de groupes de bénévoles mixtes, cette fois, Habitat pour l'humanité a réuni une cinquantaine de femmes de la région pour former une première équipe de bénévoles féminine, souhaitant ainsi promouvoir le rôle des femmes dans les initiatives communautaires et dans les métiers de la construction.

« C'est une idée qui a été lancée un moment donné, parce qu'il y a des femmes qui sont arrivées en disant que ça les intéressait, elles aussi, d'aider à construire une maison. Elles sont aussi capables que les hommes, et en même temps, il y avait beaucoup d'intérêt de leur part pour la cause, alors on s'est dit pourquoi pas! », explique Alain Larochelle, membre du conseil d'administration d'Habitat pour l'humanité.

Pour participer, chaque femme devait collecter un montant de 500 $ et offrir au moins une journée de bénévolat. Aucune connaissance en construction n'était requise, puisque les bénévoles sont guidées en tout temps par le superviseur de chantier.

« Avec mon amie Catherine, on aime ça s'impliquer dans des projets qui sont différents, mentionne l'une des bénévoles, Anne-Sophie Goyette. On trouvait que celui-là était particulièrement le fun parce qu'il nous permettait d'apprendre de nouvelles choses en construction, en plus d'aider du monde de notre région. C'est vraiment plaisant aussi de faire un beau projet comme ça entre filles! »

« Moi, je trouvais que ça permettait de donner du temps dans quelque chose de concret, pas juste une cause où tu ne vois pas vraiment les résultats. Notre implication prend littéralement forme devant nos yeux », ajoute Daphnée Turcotte avant de se remettre à l'installation d'une porte.

« Donner de l'avenir » à deux familles

Si tout se déroule comme prévu, Habitat pour l'humanité aimerait que les familles puissent s'installer dans leur nouveau jumelé avant Noël. M. Larochelle estime qu'environ 10 à 20 % des travaux ont été réalisés jusqu'à maintenant.

Quant à la sélection des familles auxquelles sera offert le logis, l'une d'entre elles sera déterminée dès la semaine prochaine parmi les dossiers que l'organisme a déjà reçus et analysés. Toutefois, il reste encore une place à combler, si bien qu'Habitat pour l'humanité incite les familles de la région qui ont un faible revenu à s'inscrire sur leur site web, à habitatqc.ca.

Les familles qui participent doivent effectuer 500 heures de bénévolat pour des projets de l'association et donner 100 heures de travail pour la construction de leur maison. Elles pourront ensuite financer cette dernière avec des paiements mensuels qui ne dépassent pas 25 % de leur revenu.

« Habitat pour l'humanité, c'est de permettre à des familles de se loger d'une façon convenable. Moi, je me suis impliqué là-dedans parce que je crois profondément à cette cause-là », résume Alain Larochelle.

« Je me dis, il y a tellement de gens qui n'ont pas l'occasion par les voies habituelles de prendre leur place, que ce soit au travail ou dans la société. Habitat permet à des gens comme ça d'avoir enfin leur place. Pour un père et une mère de famille, de pouvoir dire qu'ils ont leur propre maison, c'est une grande fierté. On donne de l'avenir à une famille. »

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