Sherbrooke met ses drapeaux en berne

La Ville de Sherbrooke a hissé le drapeau... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

La Ville de Sherbrooke a hissé le drapeau français devant l'hôtel de Ville vendredi matin.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Des gestes de solidarité envers le peuple français ont été posés au cours des dernières heures dans la région.

La Ville de Sherbrooke a mis ses drapeaux en berne vendredi matin. On a aussi hissé un drapeau bleu blanc rouge devant l'hôtel de ville.« Nous ne pouvons passer sous silence qu'un tel acte va à l'encontre des droits de l'homme au respect et à la liberté», a déclaré dans un communiqué le président du comité exécutif, Serge Paquin.

« Au nom du maire Bernard Sévigny, des membres du conseil municipal et de la population sherbrookoise, je transmets à tous les Français et aux familles éprouvées notre plus profonde sympathie », a-t-il conclu.

Victoriaville

Le maire de Victoriaville, André Bellavance, a aussi demandé que les drapeaux de la Ville soient mis en berne. De plus, un drapeau de la France a été hissé au mât de l'hôtel de ville.

Cette décision fait suite aux tristes événements survenus à Nice en France lors des célébrations de la Fête nationale.

«Ce nouvel épisode de violence nous invite à nouveau à nous recueillir et à adresser nos pensées les plus sincères envers les proches des victimes des événements survenus à Nice, en France», déclare M. Bellavance, dans un communiqué de presse.

«Il revient de condamner ces épisodes de violence et de soutenir les actions pour que cessent ces actes insensés.»

Le drapeau de la France a été mis en berne au mât de l'Hôtel de Ville de Drummondville jeudi soir, signale-t-on.

Tard jeudi, un camion a foncé dans une foule de gens réunis pour célébrer la fête nationale des Français à Nice, faisant au moins 84 morts.

Benoit Villeneuve, président du Mondial des cultures.... - image 2.0

Agrandir

Benoit Villeneuve, président du Mondial des cultures.

Le Mondial des cultures offre de l'aide psychologique

L'onde de choc des attentats perpétrés à Nice au cours de la soirée de jeudi s'est propagée sur plusieurs milliers de kilomètres et est parvenue à éclipser, l'espace d'un moment, l'atmosphère festive qui régnait au Mondial des cultures de Drummondville.

Les sourires ont fait place à des visages inquiets, surtout au sein du ballet La Capouliero, troupe représentant la France. L'ensemble, qui provient de Martigues, une localité située à environ 200 km de l'attentat. Par mesure préventive, le Mondial a ouvert son service d'aide psychologique, en collaboration avec le CIUSSS Centre-du-Québec.

Il semble qu'au moment d'écrire ces lignes, aucun des membres de la troupe n'ait eu recours au service offert et qu'aucun n'ait perdu de proche dans la catastrophe.

« Il faut demeurer prudent, car il y a encore des victimes qui n'ont pas été identifiées, mais pour le moment, il semble qu'aucun des artistes présents ici n'ait perdu de proche lors de l'attentat », affirme le président du rendez-vous, Benoît Villeneuve.

La communauté drummondvilloise n'a pas tardé à exprimer sa solidarité envers le peuple français, mettant tous les drapeaux municipaux en berne, mais prenant soin de laisser bien haut le drapeau français installé à l'entrée du parc Woodyatt.

« On a ainsi voulu démontrer que cette attaque sordide touchait tout le monde et que c'est tous ensemble, solidairement, nous nous tenons debout devant de tels événements », continue le président.

Même si personne n'a été atteint directement, plusieurs artistes avaient le visage long au fur et à mesure qu'on ajoutait des morts au décompte. À cet effet, M. Villeneuve a tenu à féliciter l'ensemble français qui a fait preuve de professionnalisme en offrant un spectacle endiablé dans le cadre de la soirée marseillaise organisée en l'honneur de la fête des Français.

Le président relativise et explique que ce n'est pas la première fois que le Mondial est frappé par une situation. Au fil des ans, des pays représentés lors de l'événement ont été frappés par des catastrophes naturelles et des crises politiques majeures. Chaque fois, on a tout mis en oeuvre afin que les artistes trouvent l'aide dont ils ont besoin.

« Notre équipe est prête et nous lui demandons de se mobiliser lorsque de tels événements surviennent. Nous sommes prêts à toute éventualité. Nous avons également des ententes en cas de blessure lors des prestations », conclut Benoît Villeneuve.

- Avec Yanick Poisson

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer