Ondes de choc pour la communauté française de Sherbrooke

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Luc Pallegoix, artiste, et Julien Bousquet, copropriétaire du restaurant O Chevreuil, sont en colère à la suite des attentats de Nice. Ils souhaitent tous deux des changements pour protéger l'avenir.

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) C'est une année difficile pour la France qui encaisse, à nouveau, le coup d'un « terroriste sans doute lié à l'islamisme radical », selon le premier ministre français Manuel Valls. Julien Bousquet, copropriétaire du restaurant O Chevreuil et d'origine française, en a marre de ces actes de terreur qui ne cessent pas. « Ils s'attaquent à des messages forts. Si on pense à Charlie Hebdo, ou au bar LGBT. Ils visent l'intégrité des gens », souligne M. Bousquet.

« Ils veulent la guerre et je pense qu'ils vont l'avoir. C'est pour ça, je pense, qu'ils ont déjà un peu gagné, ajoute-t-il.  J'ai peur pour l'avenir, pour ma fille surtout. »

Julien Bousquet est d'abord habité la colère au lendemain du dernier attentat. « On aimerait qu'ils soient arrêtés, mais en même temps, ils utilisent des méthodes de plus en plus difficiles à détecter. On ne peut quand même pas empêcher tous les musulmans de vivre. »

« Ça va mal à plusieurs endroits, pas seulement en France. Ils (les terroristes) atteignent l'économie, mais surtout la liberté de profiter des petits plaisirs de la vie. Le danger est de tout mettre dans le même panier et que tous les musulmans prennent le blâme. »

Installé au Canada depuis quelques années, Julien Bousquet explique comment les premières heures sont chaotiques quand une attaque survient. « Tu essaies de rejoindre tout le monde là-bas pour être sûr qu'ils sont corrects, mais les réseaux sont sursaturés. C'est très difficile. »

Sa famille et lui avaient décidé de passer quelque temps en France prochainement, mais il reconsidère le voyage sous un nouvel angle. « Je pense que j'irai tout seul, je ne veux pas mettre ma femme et ma fille en danger. On n'est plus en sécurité nulle part là-bas. J'ai l'impression qu'on régresse. »

Client régulier à la taverne O Chevreuil, l'artiste français Luc Pallegoix a publié un message sur les médias sociaux jeudi soir avec le même état d'esprit. « La noirceur a ça d'infernale que ceux qui sont dedans ne le savent pas. On aura beau détourner les choses, les maquiller ou les occulter, nous en sommes aux pires heures de l'ignorance. Tous ceux qui obstruent le chemin de ceux qui essaient d'inventer un monde meilleur ne valent pas mieux que ceux qui écrasent les enfants un soir de feux d'artifice au bord de la mer », écrit-il sur son compte Facebook.

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