Virus Zika : une station de surveillance à Stanstead

Une station de surveillance du virus Zika et... (Photothèque Le Soleil, Associated Press)

Agrandir

Une station de surveillance du virus Zika et du chikungunya sera installée à Stanstead.

Photothèque Le Soleil, Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Une station de surveillance du virus Zika et du chikungunya sera installée à Stanstead, aux abords de la frontière américaine.

Au total, dans le cadre du programme de surveillance entomologique, neuf stations seront installées au Québec, dont à Stanstead, à Montréal et en Montérégie.

Les stations du programme de surveillance entomologique s'intéressent au Zika, de même qu'au virus du Nil occidental, au chikungunya et à l'encéphalite équine de l'Est (une maladie virale).

Avec ces pièges à moustique, des prélèvements pourront être faits afin de voir si les moustiques sont vecteurs d'un virus.

En juin dernier, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié un avis concernant le risque d'émergence et de transmission vectorielle du virus Zika au Québec.

« Le risque de transmission vectorielle du virus Zika au Québec est négligeable actuellement », peut-on lire dans l'avis. À moyen terme, les experts concluent également que le risque est faible.

« Le premier objectif, c'est de suivre les sortes de maringouins qu'on voit », note Dr Linda Pinsonneault, médecin spécialiste en santé publique en Estrie, au sujet de la station de Stanstead.

Les moustiques porteurs du Zika ne sont pas présents au Québec.

« Par contre, comme l'indique l'avis de l'INSPQ, on ne peut pas exclure qu'avec les changements climatiques, ils s'installent un jour au Québec. Un des objectifs de la surveillance, c'est de regarder si on en retrouve, est-ce qu'ils sont en train de s'installer? »

Le virus Zika a émergé en 2015 dans les Amériques et connaît une « expansion géographique importante », selon l'INSPQ. Si dans la majeure partie des cas il demeure bénin, il peut toutefois entraîner des complications neurologiques ou occasionner des problèmes chez les femmes enceintes, comme la microcéphalie chez les nouveau-nés.

Dre Linda Pinsonneault se montre rassurante. Même si on trouvait ces moustiques qui peuvent être porteurs du Zika, ceux-ci ont besoin de certaines conditions pour être en mesure de transmettre la maladie. « On a besoin de plusieurs jours de température tropicale ou subtropicale (...) Il faut des conditions climatiques qui ne sont pas celles que l'on a », illustre-t-elle.

Même si de tels types de moutisques ont été retrouvés dans les États de New York, du New Hampshire et du Vermont, ces États n'ont pas les conditions liées à la propagation du virus.

Dre Pinsonneault souligne que différentes mesures de sécurité s'appliquent pour les personnes qui voyagent et qui vont dans des zones où le Zika est présent.

Sur son site internet, le gouvernement du Canada indique d'ailleurs que des cas d'infection à virus Zika ont été signalés au Canada; ils étaient liés à des voyageurs de retour des pays où il y a des éclosions du virus Zika.

De son côté, le chikungunya provoque de la fièvre et des douleurs articulaires et se transmet par la piqûre d'un moustique infecté. On le retrouve dans diverses régions du globe, dont plusieurs îles caribéennes, des pays de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud.

Quant à lui, le virus du Nil occidental est présent au Québec, mais jusqu'ici, l'Estrie a été relativement épargnée.

Selon le ministère de la Santé, « la majorité des personnes infectées (80 %) ne développent aucun symptôme. Environ 20 % des personnes infectées présentent des symptômes tels que de la fièvre, des maux de tête, des myalgies et parfois des éruptions cutanées. » Le Ministère indique que moins de 1 % des personnes infectées vont développer une forme sévère de la maladie avec atteinte neurologique telle qu'une encéphalite, une méningite ou une paralysie flasque aiguë.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer