L'autobus Macadam J sillonne la ville

L'autobus Macadam J de la Coalition sherbrookoise pour... (Spectre média, René Marquis)

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L'autobus Macadam J de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue sillonne différents quartiers de Sherbrooke depuis 1996. Un tout nouveau véhicule restauré prend désormais la route. On aperçoit sur la photo Milène Richer, travailleuse de rue, Samar Turkmani, ancien utilisateur, Étienne Plante, concepteur, et Hajrudin Begic, utilisateur.

Spectre média, René Marquis

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(Sherbrooke) L'autobus Macadam J sillonne différents secteurs de Sherbrooke depuis 1996. C'est désormais dans un nouveau véhicule que les travailleurs de rue de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue vont à la rencontre des jeunes et des moins jeunes.

Le nouveau véhicule, qui a été restauré avant d'avoir une seconde vie, a été dévoilé jeudi. L'an passé, environ 245 sorties ont pu être réalisées dans différents quartiers sherbrookois et ont permis de rejoindre plus de 3350 personnes.

« L'autobus se déplace dans sept lieux ciblés. Notre travail, c'est d'aller voir les gens où ils sont. On passe environ deux heures à chaque endroit. On laisse les gens être qui ils sont », commente Andrée-Ann Collin, travailleuse de rue, en soulignant que cette façon de faire facilite les interventions. « C'est un point de repère, un lieu sécuritaire pour les gens qu'on rencontre », note également Marie-Michèle Whitlock.

Jeune mère de six enfants, Véronique utilise l'autobus pour recharger ses batteries avant une fin de semaine bien remplie avec ses enfants.

« Le vendredi, je viens dans l'autobus pour décrocher. Un fait qui m'intéresse du bus, c'est que chaque personne a son importance dans son individualité. »

Originaire de l'Afghanistan, Sadar Turkmani a habité pendant environ 13 ans à Sherbrooke.

Il vit maintenant à Calgary, mais il est de passage à Sherbrooke ces jours-ci. Il n'a que de bons mots pour le bus qu'il a fréquenté avec d'autres jeunes.

« On n'avait rien à faire, on n'avait pas beaucoup d'argent. Quand le bus arrivait, on était tous dedans! » se remémore-t-il. Sa vision des travailleurs de rue? « Ce sont des personnes plus ouvertes que d'autres », répond sans hésiter le jeune homme de 18 ans.

Différents partenaires étaient présents au dévoilement du nouveau véhicule, dont les représentants de la Société de transport de Sherbrooke (STS). La STS s'occupe notamment de l'entretien du véhicule.

La présidente de la Coalition, Josée Lévesque, souligne que le travail de rue permet de rejoindre des gens qui n'auraient pas pu être joints avec d'autres ressources; le travail des travailleurs de rue permet de tisser des liens avec certaines personnes et de favoriser leur intégration.

On apprenait il y a quelques mois qu'à l'instar d'autres organismes, la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue connaissait des ennuis financiers. De possibles compressions de personnel avaient été soulevées. Qu'en est-il maintenant? « On a eu des dons qui nous permettent de garder l'équipe en place jusqu'en novembre - décembre. Après, on ne le sait pas, on est en attente », précise Marie-Michèle Whitlock.

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