Un nouveau traitement contre le cancer du poumon est offert

Depuis le début de l'année, le CIUSSS de... (Spectre média, Maxime Picard)

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Depuis le début de l'année, le CIUSSS de l'Estrie-CHUS offre maintenant la radiochirurgie pulmonaire, une nouvelle option pour certains patients atteints du cancer du poumon. On aperçoit des membres de l'équipe du CHUS : Patrick Delage, physicien médical, Julie Gosselin, technologue en radio-oncologie, Myriam Bouchard, radio-oncologue, Christine St-Pierre, physicienne médicale et, à l'avant, le Dr Marc-Émile Plourde, radio-oncologue.

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Une nouvelle option s'offre maintenant à certains patients atteints du cancer du poumon. Depuis le début de l'année, le CIUSSS de l'Estrie-CHUS offre la radiochirurgie pulmonaire, une façon de faire qui s'ajoute à la radiothérapie conventionnelle. Cette technologie sert notamment à des patients qui auraient dû être opérés, mais qui ne pouvaient pas l'être en raison des risques ou qui ne voulaient pas l'être.

« Ce traitement-là, son objectif principal est essentiellement de remplacer la chirurgie pour le cancer du poumon chez les gens qui ne peuvent pas avoir d'opération parce qu'ils ont d'autres problèmes de santé... La chirurgie pour un cancer du poumon est une opération importante, qui a des risques importants. Ce n'est pas quelque chose de banal », explique le Dr Marc-Émile Plourde, médecin radio-oncologue au CHUS.

La radiochirurgie pulmonaire est disponible au service de radio-oncologie de l'hôpital de Fleurimont du CHUS. Cette pratique ne remplace pas la chimiothérapie.

Dans certains cas, les patients devaient auparavant subir entre 15 et 30 séances de traitement. La nouvelle technologie permet de faire les traitements avec la tenue de 3 à 8 séances.

Le traitement, qui permet d'être précis au millimètre près, est sans douleur, et présente de façon générale des effets secondaires peu importants. Le traitement est pour le moment réservé à des tumeurs pulmonaires limitées en termes de taille, notamment. Il s'applique à des cancers du poumon « non à petites cellules ».

«C'est un traitement extrêmement efficace qui permet d'améliorer ou de préserver la qualité de vie de la population.»


Jusqu'ici, 65 patients ont pu être traités avec cette méthode depuis le début de l'année. 

« Pour nous, c'est presque magique », lance Dr Plourde, en faisant valoir que le traitement est rapide. « On trouve ça extrêmement valorisant de pouvoir offrir ça à la communauté. Avant, les gens devaient aller à Montréal. C'est un traitement extrêmement efficace qui permet d'améliorer ou de préserver la qualité de vie de la population. »

Ce type de traitement est offert ailleurs au Québec, notamment dans la métropole.

Éventuellement, l'équipement du CHUS pourrait servir dans d'autres cas; on pense notamment au traitement de métastases à la colonne vertébrale.

Le CHUS traite environ 150 patients par année pour le cancer du poumon, à des fins curatives. On s'attend à ce que ce nombre grimpe aux environs de 200 cette année; les cas de radiochirurgie feront grimper ces statistiques.

Ces données ne comptent pas les patients traités à pour des visées palliatives, afin de diminuer les symptômes lorsque l'équipe médicale sait qu'elle ne pourra pas guérir le patient. 

L'appareil utilisé a coûté environ 2,5 M$. L'achat d'un logiciel d'environ 1 M$ est également souhaité.

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