Risques de refoulement: la Ville propose neuf mesures

Johanne Marceau, de la rue Charny, s'est montrée... (Spectre média, René Marquis)

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Johanne Marceau, de la rue Charny, s'est montrée rassurée.

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(Sherbrooke) La Ville de Sherbrooke propose neuf mesures pour réduire les risques de refoulement dans le secteur des rues Charny, Chénier et Bertrand-Fabi dans Rock Forest.

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À moyen terme, les rues Charny et Chénier seront refaites et des conduites pluviales souterraines seront ajoutées aux frais des résidants du secteur.

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Lors d'une réunion tenue mercredi soir, ces solutions, dont une seule sera aux frais des citoyens, ont été présentées devant une assemblée d'une quarantaine de personnes. Les frais refilés aux contribuables seront ceux de l'ajout de conduites pluviales à moyen terme.

Une première rencontre avait été organisée le 30 mai. Environ 25 résidants avaient été invités. Il leur avait alors été mentionné qu'une nouvelle réunion serait organisée en juillet pour présenter des solutions.

C'est qu'une surcharge d'eau au poste de pompage du boulevard Bertrand-Fabi à Sherbrooke a entraîné des refoulements dans une quinzaine de maisons du secteur Rock Forest en février. Un amas de matières grasses était quant à lui à l'origine du refoulement d'égouts sanitaires dans trois résidences des rues Charny, Chénier et du boulevard Bertrand-Fabi en avril. L'accumulation au fil du temps avait bouché une conduite de huit pouces de diamètre.

Caroline Gravel, directrice du service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, explique que les trous des regards sanitaires, dans les rues, seront bouchés pour éviter qu'ils recueillent l'eau de pluie. « Nous avons aussi inspecté trois restaurants. Deux étaient conformes avec des contrats d'entretien, mais le troisième n'avait pas de trappe à graisse ni de contrat d'entretien. Il s'est maintenant conformé », ajoute-t-elle, ajoutant que la situation pourrait être dénoncée au MAPAQ.

Un nettoyage plus fréquent dans les conduites, situées dans le bas du réseau, est prévu. « Nous nous sommes engagés à faire un entretien aux deux ans plutôt qu'aux cinq ans. Nous avions déjà planifié la réfection des conduites sanitaires de la rue Bertrand-Fabi et de faire la réfection de pompes de la station Molson. Nous en profiterons pour augmenter les capacités des pompes. »

Mme Gravel assure que ces pompes n'ont jamais cessé de fonctionner lors de l'événement du 24 février, malgré certaines informations qui circulent.Pour les mesures à plus long terme, la rue Chénier a un indice de dégradation avancé. Sa réfection, d'ici trois à cinq ans, permettra d'ajouter un réseau pluvial. La réfection de la rue Charny, de la même manière, est prévue dans cinq à dix ans.

« Sur les neuf mesures, seulement une a des coûts pour les citoyens. L'ajout d'égouts pluviaux sera obligatoire. La rue a été conçue avec des fossés de drainage, mais ils ont été remblayés dans le temps. Nous ne savons pas pourquoi. Ce n'est certainement pas la Ville qui l'a fait parce que c'est elle qui a fait construire les fossés. Nous aurions le choix de remettre des fossés, mais les ponceaux des entrées charretières seraient aux frais des propriétaires et peuvent facilement coûter 10 000 $. L'autre option est de mettre des conduites pluviales souterraines. » Chaque citoyen devrait alors débourser environ 500 $ par année pendant 20 ans.

La plupart des citoyens se disaient rassurés des renseignements communiqués par la Ville. « Si la solution est équitable, je suis prêt à payer », a réagi Maurice Couture.

Johanne Marceau, de la rue Charny, s'est montrée rassurée. « Ça ne me plaît pas de devoir payer, mais ça ne me fâche pas. »

Isabelle Dubois s'explique mal que les fossés aient été remplis sans qu'on sache pourquoi. « On se retrouve avec une facture pour 20 ans. C'est un pensez-y-bien. Je ne sais pas si c'est suffisant pour décider de partir. C'est drôle aussi que les pompiers nous aient dit que les pompes ne fonctionnaient pas en février et qu'on nous dise aujourd'hui qu'elles fonctionnaient. On reste dans l'incertitude. »

Des options pour refaire la rue de l'Église

Depuis l'annonce de la reconstruction du chemin Val-du-Lac, il y a deux ans, les citoyens de la rue de l'Église, dans le même secteur du district Deauville, nourrissent l'espoir d'un sort semblable. Les démarches sont donc amorcées avec la Ville de Sherbrooke pour déterminer l'option qui plaira davantage aux résidants.

Au service des communications de la Ville de Sherbrooke, on confirme qu'une première rencontre s'est tenue avec les services concernés à la fin du mois de juin. Les options, refaire la rue en conservant les fossés ou élargir la rue à 12 mètres en installant des égouts pluviaux, ont été présentées. Chaque citoyen doit se prononcer de manière à ce que la Ville puisse évaluer les coûts pour chacun des propriétaires en fonction de l'option préférée de la majorité.

Seules des évaluations très approximatives ont été fournies aux citoyens pour le moment, mais la Ville ne privilégie pas une option à une autre. Une nouvelle réunion serait donc à l'horaire cet automne.

Marc Foisy, un des résidants concernés, se dit heureux de voir le processus enclenché et salue l'implication de la Ville dans le dossier. « Ce que nous comprenons, c'est que pour refaire la rue selon les normes, avec des égouts pluviaux et des bordures de béton, il faut prévoir environ 250 000 $ que 26 propriétaires devraient assumer. Ce montant servira pour une amélioration, nous en convenons. Mais il faudrait aussi acheter des parties de terrain à six ou sept endroits pour permettre l'élargissement de la rue. »

Selon M. Foisy, l'achat de ces bandes de terrain, qui appartiennent à des résidants concernés par les travaux, coûterait environ 200 000 $ à répartir à nouveau entre les 26 propriétaires. C'est là le coeur du débat alors que certains estiment que la Ville devrait défrayer cette somme.

« Si tout va bien, il faudrait un an ou un an et demi avant que les travaux soient faits. Nous devons accepter, à 50 % plus un, de payer une taxe spéciale sur 20 ans pour la réalisation des travaux. Mais nous estimons que ce n'est pas à nous de payer pour l'acquisition des terrains. »

Marc Foisy admet que la balle est dans le camp des citoyens et qu'il espère que tous auront fait leur choix pour le 1er août, de manière à garder le dossier actif.

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