Sherbrooke touché par le phénomène Pokémon

Une quinzaine de dresseurs pokémons se sont rassemblés... (Spectre média, Marie-Lou Béland)

Agrandir

Une quinzaine de dresseurs pokémons se sont rassemblés au Parc Jacques-Cartier pour trouver des créatures cachées dans la ville.

Spectre média, Marie-Lou Béland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) En quelques jours seulement, le phénomène Pokémon Go a pris une ampleur démesurée dans le monde, avec plus de 7,5 millions de téléchargements seulement aux États-Unis. Bien que le jeu ne soit pas encore disponible au Canada, ce sont des milliers de Québécois qui ont réussi à trouver une faille pour embarquer dans l'aventure.

Il y a eu beaucoup d'acharnement sur les joueurs compulsifs et le cloisonnement que les jeux vidéos, ou les réseaux sociaux, créent. Le village global sur internet a fabriqué des communautés sans frontière, et on retrouve une version plus tangible de ces groupes grâce à Pokémon Go. Les gens, jeunes et moins jeunes, se regroupent pour « chasser » les pokémons dans l'environnement.

Vous voyez des groupes de personnes déambuler dans les rues de Sherbrooke les yeux accrochés à leur téléphone cellulaire. Ils marchent et souvent s'arrêtent. Vu de l'extérieur, on peut se demander ce qui se trame. « Ça nous fait sortir dehors, rencontrer des gens, voir des amis et faire de l'exercice aussi », explique Jessy-Kate Hornera, organisatrice d'un rassemblement au parc Jacques-Cartier.

Le jeu est en fait une application mobile téléchargeable sur n'importe quel téléphone intelligent, mais qui ne sera malheureusement pas disponible au Canada avant le 27 juillet, selon les dires de plusieurs adeptes. Les frontières technologiques n'ont jamais arrêté les plus accros à s'approprier un jeu. Plusieurs ont détourné leur téléphone pour avoir accès à Pokémon Go avant même la sortie du jeu au pays. « C'est vraiment moins compliqué que je pensais d'installer l'application », mentionne l'organisatrice.

Sous la forme d'un avatar, les joueurs se promènent à travers la ville à la recherche de pokémons. Ils peuvent apparaître n'importe où : sur le trottoir, sur le divan, dans votre bol de céréales, etc. Les équipes se forment, les rouges, les bleus et les jaunes, et tentent de conquérir le plus de territoire à travers le monde. « C'est un jeu collectif au fond. Encore une fois, il n'y a pas de frontières », ajoute la jeune femme en précisant qu'il y aura un autre rassemblement mercredi.

Pas peur du vol d'identité

Il est facile d'avoir peur au piratage des cellulaires, qui entraîne des vols d'identité. L'application mobile est capable de localiser le joueur, de savoir où et combien de temps il est resté à un endroit. Des données qui pourraient, entre autres, être alléchantes pour des commerçants.

« Le jeu n'est pas plus dangereux que Google ou Facebook. Quand Google Maps est capable de savoir, sans que l'application ne soit allumée, combien de temps ça me prendra pour aller au travail, on peut se demander quelles autres informations elle a sur moi », explique Nicolas Ternisie, un joueur de Pokémon Go.

L'application utilise les données récoltées par Google pour localiser les joueurs et leurs déplacements, il y a donc une certaine éthique derrière cette récolte qui ne fait pas peur aux joueurs rencontrés. « Il faut toujours être prudent à l'information que l'on transmet sur internet, mais je ne pense pas que Pokémon Go soit plus dangereux qu'une autre application qui utilise la géolocalisation », conclut Jessy-Kate.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer