Garderies : De nouvelles installations sur le point de voir le jour

La nouvelle installation du P'tit Gadu, qui sera... (Spectre média, Marie-Lou Béland)

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La nouvelle installation du P'tit Gadu, qui sera attenante à l'installation actuelle sur Belvédère Sud, pourrait ouvrir quelque part au printemps ou à l'été 2017. Même si elle n'ose pas crier victoire, la directrice générale Judith Laflamme se réjouit que l'appel d'offres ait été enfin lancé.

Spectre média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Bonnes nouvelles dans le milieu des CPE. De nouvelles installations qui étaient attendues depuis longtemps sont sur le point de voir le jour. En dépit des embûches rencontrées au cours des derniers mois, le CPE L'Ensoleillé a pu lancer la construction de sa deuxième installation, pour laquelle les places avaient été obtenues... en 2012. Au CPE Le P'tit Gadu, l'appel d'offres vient d'être lancé, et on espère maintenant que le début de la construction se fera à l'automne.

L'Ensoleillé, sis sur la rue du Blé d'or à Sherbrooke, a lancé les travaux à la fin du mois de juin. La directrice générale de l'établissement, Danielle Lavallée, espère une ouverture quelque part autour de novembre 2016. Cette deuxième installation de 50 places, attendue initialement pour décembre 2014, s'ajoutera à la première installation comptant 76 places. « Je suis vraiment contente. Une fois que c'est parti, c'est encourageant. On a mis beaucoup d'efforts... »

Une passerelle reliera les deux bâtiments. « On a revu certaines choses à la baisse, car il fallait rentrer dans le budget de 2012-2013 », illustre Mme Lavallée.

Les gestionnaires de CPE qui projetaient de construire une nouvelle installation ou un agrandissement ont rencontré plusieurs écueils au cours des derniers mois, entre autres une modification aux règles de financement.

Les gestionnaires de CPE rappellent que les parents qui désirent trouver une place pour leur enfant doivent d'abord s'inscrire à la Place 0-5 ans, un guichet qui gère les places en CPE et des garderies subventionnées.

Danielle Lavallée estime que le projet permettra de créer neuf postes à temps plein. On pense notamment à des postes d'éducatrices et de cuisinières.

Au CPE Le P'tit Gadu, c'est une importante étape qui vient d'être franchie avec le lancement de l'appel d'offres. « Il peut arriver qu'à l'ouverture des enveloppes (...), il n'y ait aucune proposition qui réponde aux exigences du Ministère », souligne la directrice générale Judith Laflamme, en rappelant également qu'elle doit obtenir l'autorisation de Québec pour signer le contrat avec l'entrepreneur.

N'empêche : elle espère maintenant une ouverture quelque part au printemps ou à l'été 2017. La nouvelle installation, qui sera attenante à l'installation actuelle, aura son adresse rue Sara. Judith Laflamme se réjouit de pouvoir répondre aux besoins des parents. La gestionnaire se montre tout de même prudente. « C'est une importante étape franchie. C'est une grande joie d'avoir enfin l'autorisation pour aller en appel d'offres. » Elle estime qu'une quinzaine d'emplois pourraient être créés, « sous toute réserve ».

« Ce que je peux dire, c'est qu'il y a des projets qui avancent, ce qui est une très bonne nouvelle pour l'Estrie », commente pour sa part la directrice générale du Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est (RCPECE), Lucie Therriault. Les projets ne sont pas tous rendus au même endroit, mais plusieurs cheminent. Mme Therriault a tracé un portrait de la situation parce que les députés de la région souhaitaient avoir un état de la situation.

La règle du taux de présence a un impact financier important

Le CPE Le P'tit Gadu s'attendait à devoir composer avec 78 000 $ de moins dans son budget en 2016-2017. Les coupes sont finalement moindres qu'anticipées, soit autour de 50 000 $. Avec les actions mises en place, la directrice générale Judith Laflamme a espoir d'atteindre l'équilibre budgétaire. La nouvelle règle du taux de présence de 80 % a cependant un impact important sur le budget du CPE.

Rappelons que depuis quelques mois, les CPE doivent atteindre la cible de 80 % du taux de présence des enfants inscrits à temps plein, sans quoi ils sont pénalisés financièrement.

Judith Laflamme évalue que le taux de présence est d'environ 77 % au P'tit Gadu, ce qui entraîne une pénalité importante, soit environ 10 000 $.

« La majorité ou la moyenne des CPE n'atteint pas le taux de présence de 80 % », estime-t-elle.

Cette cible fait en sorte que la direction du CPE « est tiraillée » dans ses valeurs, alors que le milieu sensibilise les parents à l'importance de prendre des vacances avec les enfants. « On va continuer à dire oui (NDLR : aux parents qui veulent prendre des congés avec leurs enfants), mais en même temps on a l'obligation financière de trouver des moyens pour faire augmenter le taux de présence par des solutions positives. »

Maintenant que des surplus de 1,8 milliard de dollars ont été engrangés au Québec notamment grâce aux compressions en éducation et en santé, un réinvestissement est impératif, plaide Judith Laflamme.

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