Nouvelle ruée vers le magnésium ?

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L'entreprise Mag One Products, qui oeuvre dans le domaine du magnésium, projette de construire une usine de production et d'assemblage de panneaux de magnésium sur le site de Mine Jeffrey à Asbestos, où la production pourrait démarrer d'ici décembre 2016. Trois usines pourraient être construites au total à Asbestos et Danville, incluant celle sur le site de Mine Jeffrey.

Spectre média, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Au moins 100 emplois pourraient être créés à Asbestos et à Danville, avec l'implantation de l'entreprise Mag One Products, qui oeuvre dans le domaine du magnésium. L'entreprise projette d'abord de construire une usine de production et d'assemblage de panneaux de magnésium sur le site de Mine Jeffrey, où la production pourrait démarrer d'ici décembre 2016.

Trois usines pourraient être construites au total à Asbestos et Danville, incluant celle sur le site de Mine Jeffrey. Le nombre d'emplois pourrait grimper à 500 si les trois usines voient le jour.

Le président de l'entreprise, Nelson M. Skalbania, a confirmé les projets de l'entreprise canadienne dans la MRC des Sources.

La première usine doit produire et assembler des panneaux de magnésium, jusqu'à 10 millions de panneaux par année. L'entreprise Magboard LLC est partenaire du projet.

Le président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, n'a pas voulu commenter, précisant tout de même que des pourparlers sont en cours entre les deux entreprises.

Interrogé sur une entente liant les deux entreprises - dont Mag One Products fait état sur son site internet - M. Coulombe explique que Mag One Products a une option pour acheter 50 millions de tonnes de roches serpentines broyées.

M. Skalbania préfère ne pas s'avancer sur les lieux exacts des usines B et C, mais il note dans un courriel que si une usine est érigée à Danville, elle pourrait voir le jour sur le site de l'ex-Magnola, qui a fermé en 2003. À l'époque, Noranda avait justifié la fermeture par la baisse du prix du métal et la concurrence chinoise.

L'usine B doit notamment produire de l'oxyde de magnésium tandis que l'usine C produirait du magnésium. Le démarrage de la production est souhaité respectivement d'ici février 2017 et juillet 2017. L'usine C produirait initialement 5000 tonnes par année et pourrait grimper sa production jusqu'à 100 000 tonnes par an.

Producteur mondial

Sur son site internet, la compagnie qui a des bureaux à Montréal et à Vancouver annonce ses couleurs, en indiquant qu'une nouvelle usine s'installera à Danville.

On peut y lire que sa technologie lui permettra de devenir un producteur mondial à faible coût de lingots de magnésium purs à 99.9 % et d'alliages ultra-purs de magnésium.

On y lit aussi que les installations se retrouveront sur un site offrant divers services, à proximité d'une main-d'oeuvre expérimentée.

« Les tarifs d'électricité sont parmi les plus bas en Amérique du Nord », fait valoir l'entreprise en ajoutant que le site de l'usine est adjacent au dépôt de minerai. Celui-ci, note aussi Mag One Products, a été testé avec succès.

« Le marché du magnésium est appelé à croître de 5 % par année au cours des cinq prochaines années en raison d'une augmentation de la demande de l'industrie automobile et de l'armée américaine, lesquels tentent de produire des véhicules plus légers qui vont émettre moins de gaz carbonique », peut-on aussi lire sur le site. Celui-ci mentionne également que la Chine produit plus de 80 % de l'approvisionnement. Toutefois, avec un seul manufacturier de magnésium en Amérique du Nord (situé aux États-Unis), les besoins sont là pour un producteur de magnésium à haute capacité et à faible coût, plaide-t-on également.

Le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a été avare de commentaires. « C'est un projet sur la table à dessin », a-t-il mentionné en soulignant que de l'accompagnement était offert à l'entreprise. « On leur offre l'ensemble du coffre à outils, dont le Fonds de diversification économique », a-t-il indiqué.

Le promoteur Nelson M. Skalbania est bien connu dans le milieu sportif. Il a été propriétaire de plusieurs équipes sportives, dont les Alouettes de Montréal. Il a d'abord commencé sa carrière comme ingénieur.

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