Chaque seconde comptait

Julie Roussy et Antony Theroux Laroche n'ont pas... (Spectre média, Marie-Lou Béland)

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Julie Roussy et Antony Theroux Laroche n'ont pas hésité à se rendre dans la rivière Magog, dimanche soir, pour sauver une automobiliste qui avait sombré dans l'eau avec sa voiture.

Spectre média, Marie-Lou Béland

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(SHERBROOKE) Chaque seconde comptait, dimanche soir lors du sauvetage d'une femme qui avait sombré dans la rivière Magog dans sa voiture au centre-ville de Sherbrooke.

Les policiers dépêchés sur place, vers 21 h, n'ont pas perdu de temps pour porter secours à la conductrice de 55 ans, qu'on a pu sortir de l'eau à temps.

L'événement s'est déroulé derrière le restaurant Da Toni. Rappelons qu'elle aurait fait une mauvaise manoeuvre et aurait perdu le contrôle de son véhicule. La voiture a fait une chute de plusieurs mètres pour se retrouver sur le toit dans l'eau.

La policière Julie Roussy a été l'une des premières à se pointer sur place. « Je ne sais pas par où je suis passée, mais j'ai pu rapidement atteindre la voiture », lance-t-elle, revenue sur les lieux de l'accident, lundi avant-midi.

« Seuls le coffre et les roues arrière sortaient de l'eau. »

Mme Roussy, une agente comptant quatre étés d'expérience et reconnue pour être une sauveteuse, a raconté comment elle et ses collègues ont procédé pour sortir la femme de sa fâcheuse situation avec l'aide d'un citoyen. « Elle avait pu se libérer de sa ceinture de sécurité et atteindre l'arrière du véhicule où il restait de l'air pour respirer », mentionne-t-elle.

« Nous avons pu ouvrir le coffre pour nous rapprocher d'elle. La conductrice nous a dit qu'elle était seule à bord. C'est là qu'on a pu ouvrir une porte et la faire sortir. Elle savait qu'elle devait rentrer dans l'eau pour sortir. »

La victime a été conduite à l'hôpital pour soigner un choc nerveux.

Pour sauter dans la rivière, la voiture a dû rouler sur un petit muret et défoncer une clôture. Les traces de l'événement étaient encore visibles lundi avant-midi.

L'agent Antony Theroux Laroche, lui aussi du Service de police de Sherbrooke (SPS), raconte que la nuit venait de tomber sur la ville lors qu'il est lui aussi entré dans l'eau pour porter secours à l'automobiliste. « Il faisait noir, mais nous nous sommes débrouillés avec les lampes que nous avions. »

« Ça s'est bien déroulé malgré tout. Nous n'avons pas eu le temps de penser. Il fallait agir vite. »

« Des recommandations »

Selon Philippe Dubois, porte-parole du SPS, on n'a pas ouvert une enquête à la suite de l'événement qui aurait pu avoir des conséquences graves. « Mais nous allons faire des recommandations » pour améliorer la sécurité des lieux, répond-il.

« Nous avons été chanceux que la rivière ne soit pas haute. S'il y avait eu plus de courant dans l'eau, le sauvetage aurait été plus difficile. »

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