Les employés de l'hôtel Le Président mis en lock-out

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(Sherbrooke) La direction de l'hôtel Le Président de Sherbrooke a mis ses employés en lock-out, lundi matin.

À 10 h, les syndiqués ont  été invités  par des gardiens de sécurité à quitter l'établissement sur-le-champ, annonce un communiqué de presse des Teamsters.

Cette annonce qualifiée de «brutale et irrespectueuse» fait suite à la fermeture du restaurant et à des négociations «très difficiles entre les parties», ajoute le syndicat.Des rencontres devant le conciliateur n'ont d'ailleurs pas permis de dénouer l'impasse.

« Inutile de vous dire que nos membres sont furieux et très déçus», fulmine Michel Richard, permanent syndical de la Section locale 1791 des Teamsters.

«Les négociations étaient au point mort depuis quelques semaines puisque nous attendions une réponse de l'employeur à notre contre-proposition, mais il n'a jamais daigné nous contacter. »

Les dernières offres patronales proposaient 1 à 1,5 % d'augmentation de salaire par année pour un contrat d'une durée de six ans. Les membres des Teamsters exigeaient tout simplement la parité avec les autres travailleurs de la région, précise-t-on.

« Quand des travailleurs gagnent entre 12 et 14 $ l'heure, je crois qu'il est légitime pour eux de vouloir améliorer leur sort, ajoute le syndicaliste. Outre des salaires de crève-faims, ils n'ont pas de régime de retraite et ont droit à très peu de congés. »

On parle donc ici de conditions de travail qui n'ont pas leur raison d'être en 2016.

Des lignes de piquetage seront érigées devant l'établissement demain. Le syndicat des Teamsters invite les vacanciers à éviter l'Hôtel Le Président jusqu'à ce que le conflit soit réglé. Le syndicat des Teamsters demande aux vacanciers d'éviter l'Hôtel Le Président jusqu'à ce que le conflit de travail soit réglé.

« Ce n'est pas dans nos habitudes de lancer une campagne de boycottage, explique Michel Richard. Mais l'attitude odieuse de l'employeur ne nous donne guère le choix. »

« De toute façon, la direction de l'hôtel n'a pas les ressources humaines requises pour assurer le confort des visiteurs sans utiliser des briseurs de grève, alors les clients seraient plus avisés d'aller dormir ailleurs en attendant que le lockout soit levé. »

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