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Estrie: la population croît plus lentement et est plus âgée que celle du Québec

La population de l'Estrie croît plus lentement et est plus âgée que celle du... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Archives La Tribune, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) La population de l'Estrie croît plus lentement et est plus âgée que celle du Québec. Le taux d'inscription à un médecin de famille est en hausse et supérieur à celui observé pour l'ensemble de la province.

Toujours par rapport à l'ensemble du Québec, la région a une proportion plus grande de sa population qui a obtenu un certificat, un diplôme ou un grade universitaire, mais aussi une plus grande proportion n'ayant aucun diplôme.

La démographie, l'éducation, la santé, l'emploi, la culture et l'activité économique fournissent des indicateurs pouvant varier considérablement d'une région à l'autre. L'Institut de la statistique du Québec publiait récemment son Panorama des régions du Québec 2016. Cette publication analyse, compare et illustre l'évolution des 17 régions administratives. 

La Tribune a analysé la position de l'Estrie.

La population du Québec est estimée à 8 263 600 habitants au 1er juillet 2015. Selon les données publiées, la population s'est accrue de 256 000 personnes depuis 2011. En termes relatifs, cette hausse équivaut à un taux d'accroissement annuel moyen de 7,9 pour mille pour les quatre années de la période 2011-2015. La croissance a été plus modérée en Estrie avec une hausse de 6,7 pour mille pour atteindre 322 099 habitants. La région de l'Estrie apparait plus âgée que l'ensemble du Québec avec une proportion de personnes de 65 ans et plus de 20% en 2015 alors qu'elle était de 14% en 2001. Au Québec ce pourcentage frôle les 18% en 2015. Aussi, la moyenne d'âge est passée de 38,8 à 42,9 ans entre 2001 et 2015 en Estrie.

Un bref coup d'oeil sur le niveau de scolarité au Québec en 2015 permet de relever des disparités entre les régions administratives, surtout au chapitre de la scolarisation universitaire et de la population n'ayant aucun diplôme. D'un côté, les régions abritant les principaux centres urbains affichent de fortes proportions de leur population ayant obtenu un certificat, diplôme ou grade universitaire à titre de plus haut niveau de scolarité atteint. Montréal présente un profil tout à fait distinct avec près de 50% de sa population titulaire d'un certificat ou diplôme universitaire. L'importance du poids démographique des diplômés universitaires habitant sur l'île a notamment pour effet d'augmenter sensiblement la proportion de la population du Québec ayant atteint ce niveau de scolarité. Après Montréal, les régions de la Capitale-Nationale (34,7%), de Laval (32,1%) et de l'Outaouais (30,9%) présentent les plus grandes proportions de diplômés universitaires. Fait intéressant, c'est à Montréal et dans la Capitale-Nationale que l'on observe les plus faibles pourcentages de gens n'ayant pas obtenu au moins le diplôme d'études secondaires (autour de 9%). Par ailleurs, 24,7% des Estriens détiennent un certificat, diplôme ou grade universitaire et 16,7% n'ont aucun diplôme.

Santé et emplois

À l'échelle du Québec, le taux d'inscription auprès d'un médecin de famille se chiffre à 70% au 1er janvier 2016, soit 19% de plus qu'en 2012. Outre Montréal, toutes les régions sociosanitaires enregistrent une hausse de leur taux d'inscription à un médecin de famille. En Estrie, 75,3% de la population était inscrite auprès d'un médecin de famille en 2016 comparativement à 66,5% en 2012. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à avoir un médecin avec un taux de 81,5% comparativement à 70%.

Au niveau du personnel de la santé, en 2014, le Québec compte 18 857 médecins, dont 8906 omnipraticiens et 9951 médecins spécialistes. Cela représente un ratio de 2,30 médecins pour 1000 habitants, soit 1,08 omnipraticien et 1,21 spécialiste. Les deux régions qui détiennent le nombre le plus élevé de médecins pour 1000 habitants se caractérisent par leur population peu nombreuse, soit le regroupement des régions du Nord-du-Québec et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Néanmoins, dans les régions les plus urbaines, soit Montréal et la Capitale-Nationale, le ratio compte également parmi les plus élevés. Pour sa part, l'Estrie compte 872 médecins en 2014 ce qui représente un ratio de 2,72 médecins pour 1000 habitants, un ratio supérieur à celui de la province.

Le nombre d'emplois en Estrie s'élève à près de 154 000 en 2015. Par rapport à 2005, l'emploi augmente de 7800. Cette hausse se concentre chez les personnes de 30 ans et plus (9800). L'emploi progresse dans le secteur des services (15 200), mais recule dans celui des biens (7400). Le taux de chômage de l'Estrie se fixe à 6,5% en 2015. Quant au taux d'emploi, il est de 57,1%.

L'ensemble des résultats est disponible sur le site http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/profils/panorama-regions.html.

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