Rouler, s'arrêter et admirer

Depuis quatre ans, Pierre Bellefleur travaille sur la... (Spectre média, Frédérick Côté)

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Depuis quatre ans, Pierre Bellefleur travaille sur la modélisation d'un VR haut de gamme. «Ce véhicule est vraiment né d'un mélange de mon expérience professionnelle et de ma passion pour le voyage.» Il prévoit augmenter sa capacité de production jusqu'à 20 ou 30 véhicules par année.

Spectre média, Frédérick Côté

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(MAGOG) Voyager de façon économique et écologique avec un véhicule récréatif dont l'espace arrière peut se transformer en quelques secondes, selon le moment du jour, en salon, salle à manger, chambre à coucher ou section lounge. Voilà l'idée derrière le CosyRoad, un véhicule novateur développé dans la région.

Depuis quatre ans, Pierre Bellefleur travaille sur la modélisation de ce VR haut de gamme. « Ce véhicule est vraiment né d'un mélange de mon expérience professionnelle et de ma passion pour le voyage. Nous misons sur l'espace, le confort, le design et l'innovation pour permettre aux gens de rouler sur la route et de s'arrêter n'importe où pour admirer le paysage extérieur bien installés à l'intérieur du véhicule. C'est presque un mode de vie qu'offre le CosyRoad », explique l'entrepreneur Magogois qui a été consultant pendant de nombreuses années en développement, prototypage et mise en production de produits, notamment des fauteuils médicaux ou de transport.

Conçu pour deux voyageurs, le module a été développé pour aménager l'arrière d'un véhicule de classe B de type Sprinter ou ProMaster. Le module est composé de deux unités symétriques et indépendantes qui peuvent former 16 configurations spécifiques. Tout est fabriqué par M. Bellefleur que ce soit les banquettes, armoires, fauteuils zéro gravité, lits simples ou king ou la salle de bain rétractable.

Les amateurs de camping pourraient faire partie de la clientèle du CosyRoad, mais M. Bellefleur mise davantage sur les aventuriers de la route. « Par exemple, mon dernier acheteur est quelqu'un qui n'a jamais monté une tente de sa vie. C'est un président d'entreprise dans la quarantaine qui veut voyager facilement, de façon autonome. Il veut se stationner sur le bord du Fleuve en Gaspésie et aller à la pêche. Les autres acheteurs sont un couple de jeunes retraités qui veut traverser le continent », souligne M. Bellefleur.

Le cofondateur de l'entreprise Chlorophylle, Gilles Couët, figure parmi les fans de la première heure du CosyRoad. « Gilles et sa femme vivent dans leur véhicule depuis plus de 5 ans et ce 12 mois par année. Récemment, j'ai tout arraché ce qu'il y avait dans son véhicule pour y installer le concept CosyRoad. Il repart sur la route pour deux ans. États-Unis, Mexique, Alaska. »

« Créneau différent »

« Je vise vraiment un créneau différent de ce qui est actuellement fait dans le VR. Alors que la tendance est plutôt d'ajouter des équipements et des commodités à l'intérieur du véhicule, ce qui minimise l'espace, nous maximisons l'espace de vie. Tout est ouvert, tout est fenestré, la salle de bain est rétractable », poursuit M. Bellefleur.

La commercialisation du CosyRoad s'amorce cet été. En une semaine, deux véhicules ont été vendus. « Je planifie en vendre deux ou trois au cours des deux prochaines années et m'assurer de la qualité de chacun. Ensuite, je prévois mettre en marche une petite chaîne de production ayant une capacité de 20 à 30 véhicules par année. Un projet qui pourrait créer entre 10 et 20 emplois, mais toujours dans un contexte d'édition limitée », estime M. Bellefleur précisant qu'à moyen terme les États-Unis et l'Europe pourraient s'ajouter aux marchés visés.

Le véhicule de base vaut environ 50 000 $ auxquels s'ajoutent entre 75 000 $ et 100 000 $ de modifications pour un total variant entre 125 000 et 150 000 $. « On en dans les prix du marché en ce qui concerne les véhicules de type Sprinter », précise l'entrepreneur. 

Sa faible consommation d'essence (diesel) en fait un véhicule économique et écologique. Il consomme l'équivalent d'une fourgonnette soit 11,5 litres sur 100 km.

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