Pousser la recherche au pas de course

Les coureurs pouvaient parcourir un kilomètre, cinq kilomètres,... (Spectre média, Julien Chamberland)

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Les coureurs pouvaient parcourir un kilomètre, cinq kilomètres, dix kilomètres ou vingt-et-un kilomètres afin d'aider la recherche sur la sclérose en plaques.

Spectre média, Julien Chamberland

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Sherbrooke est une des régions avec la plus haute concentration de personnes atteintes de sclérose en plaques au Québec. Un événement comme la Grande Course est plus qu'à propos pour développer des recherches qui aideront à améliorer la qualité de vie et la qualité des traitements des personnes atteintes par la maladie.

Ils étaient plus de 600 coureurs à parcourir les kilomètres de la Grande Course pour la « cause pure » qu'est la recherche de la sclérose en plaques. « Nous avons adapté la course pour qu'elle soit accessible à tous. Il y a une boucle d'un kilomètre, de cinq kilomètres, de dix et de vingt-et-un. Nous avons la chance d'avoir des coureurs atteints de la maladie qui feront les kilomètres avec nous », souligne Jasmin Noël, agent de communication pour la Grande Course.

« C'est impressionnant que la participation ait doublé en un an. Il y a environ 650 courses au Québec par année. Et malgré cette augmentation, qui divise également les coureurs, la Grande Course est passée de 250 participants à environ 620 », explique Jean-Claude Arsenault, directeur général du Circuit Provincial Sports Experts - Intersport.

Tous les profits amassés grâce aux inscriptions et aux dons faits sur place lors de la journée seront versés dans un fond de recherche créé expressément pour la recherche en sclérose en plaques. Cet argent sera alors distribué en bourse de maîtrise et de doctorat entre les quatre projets de l'Université de Sherbrooke.

« Il y a deux ans, aucun laboratoire ne se préoccupait de cette maladie. Aujourd'hui, il y a huit laboratoires et 50 chercheurs à Sherbrooke », mentionne René McKay, organisateur de la Grande Course.

Des projets pour changer des vies

Les projets financés en partie par l'Association de sclérose en plaques de l'Estrie sont dans des domaines qui couvrent plusieurs aspects de la maladie. Deux projets en médecine, un en génie et un en kinésiologie ont été lancés à l'hiver.

Le projet Zenith est développé par neuf étudiants de la faculté de génie de l'Université de Sherbrooke dans le cadre de leur projet de fin de baccalauréat. « Nous voulons créer un appareil qui aidera les personnes atteintes de sclérose en plaques de réapprendre leur patron de marche », explique Maxime Tessier-Gagnon, un des membres de l'équipe, en ajoutant qu'il n'y a pas d'exosquelette, ce qui rend la façon de faire plus naturel.

La sclérose en plaques est une maladie complexe qui n'a pas encore été démystifiée par les chercheurs puisqu'elle n'a pas de facteur officiel qui la déclenche. « Dans notre recherche, nous ferons de l'imagerie cérébrale pour visualiser les connexions entre les neurones et ainsi tenter de comprendre les mécanismes de la maladie », précise Ann-Marie Beaudoin, résidente en neurologie à l'Université de Sherbrooke. Ces démarches ont pour but d'améliorer les traitements pour les patients atteints par la maladie.

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