Le Sherblues à l'heure des retrouvailles

Plusieurs anciens membres des Colocs se sont réunis... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Plusieurs anciens membres des Colocs se sont réunis pour interpréter les plus grands succès du groupe mythique vendredi soir sur la scène du Sherblues & Folk.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Rares sont les chansons aussi rassembleuses que celles des Colocs : qu'on aime ou qu'on déteste, on s'est tous déjà surpris à fredonner La rue Principale, et on connaît tous plus ou moins les paroles de Julie, sans trop savoir pourquoi. Vendredi soir, à l'occasion du Sherblues & Folk, la formation du regretté Dédé Fortin a une fois de plus prouvé le caractère unificateur de ses airs les plus connus en les interprétant devant une rue Wellington Sud bondée.

Pour une troisième soirée consécutive, le festival urbain Sherblues & Folk a échappé aux caprices de dame Nature, à la plus grande joie de son directeur général, Alain De Lafontaine. « On annonçait de la pluie toute la semaine, c'est quand même le fun : ça fait trois soirs que c'est plein ! », s'est-il enthousiasmé devant les spectateurs, les invitant du même coup à se retourner et à admirer la beauté du centre-ville sherbrookois.

Cette fois, l'heure était aux retrouvailles, alors que des membres de toutes les époques des Colocs se sont réunis pour célébrer avec la foule. Les musiciens ont été rejoints sur scène par les artistes invités Guy Bélanger et Élage Diouf. C'est à Jason Hudon, un jeune auteur-compositeur-interprète originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, comme Dédé, qu'est revenue la lourde tâche d'interpréter les textes complexes du défunt chanteur, un travail qu'il a accompli avec aisance.

« Y'a du monde qui aimerait qu'on dise qu'on est un groupe hommage aux Colocs... mais on EST les Colocs ! », a lancé en début de spectacle Mike Sawatzky, l'un des fondateurs du groupe. Le guitariste, harmoniciste et compositeur faisait référence aux récents propos tenus par le frère de Dédé, Réal Fortin, qui a déploré que des anciens membres des Colocs continuent de jouer les succès du groupe sans mentionner le nom de son chanteur.

« Bien sûr, ce show-là, c'est un hommage à Dédé, a-t-il poursuivi. On fait les chansons en pensant à lui. Mais c'est aussi un hommage à Patrick [Esposito di Napoli] (NDRL : autre membre défunt de la formation), et à vous, le public ! »

Bien que plusieurs fans des Colocs soient présents, une grande partie des spectateurs amassés devant la scène s'étaient déplacés simplement pour jouir de l'ambiance animée qui régnait au centre-ville.

C'est le cas de Louise Pelletier et Louise Bouchard, deux grandes amies originaires, elles aussi, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui partent chaque été à la découverte d'une nouvelle grande ville du Québec.

« Dédé Fortin, il venait de chez nous !, faisait remarquer Louise Pelletier. Tu sais, dans la chanson où il parle de la rue Saint-Cyrille : moi, je demeurais sur cette rue-là ! »

« Même si on ne connaît pas les chansons des Colocs plus qu'il faut, on est venu pour profiter de la soirée et parce que les gens de Sherbrooke sont très accueillants ! », mentionnait Louise Bouchard.

« Ma belle-soeur habite en Gaspésie et elle est en visite à Sherbrooke, alors j'ai décidé de l'amener au Sherblues pour lui faire découvrir la ville ! », expliquait pour sa part Marie-Josée Pellerin, accompagnée de Juliette Houle.

Bref, si la soirée de vendredi fut l'occasion pour les membres des Colocs de se réunir et de retrouver leur public, elle fut aussi l'occasion pour de bons amis de rattraper le temps perdu, tout cela dans l'atmosphère festive du centre-ville de Sherbrooke.

Dix propriétaires de chiens refusés sur le site

La Ville de Sherbrooke rappelle que, selon la réglementation municipale en vigueur, l'accès aux animaux est interdit lors de tout événement se déroulant dans une place publique, que ce soit une rue, un parc, une promenade, un terrain de jeux, un sentier multifonctionnel ou tout autre lieu de rassemblement extérieur où le public a accès. L'usage d'une laisse extensible sur la place publique est par ailleurs interdit depuis jeudi.

À la suite des récents événements, la Ville a commencé à resserrer la surveillance afin que la réglementation municipale en matière d'animaux soit respectée. Dans ce cadre, dix propriétaires de chiens se sont vus interdire, jeudi soir, l'accès au site du Sherblues & Folk, sur la rue Wellington Sud, parce qu'ils étaient en présence de leur animal.

Cette interdiction vise à assurer un sentiment constant de sécurité chez toutes les personnes qui assistent à ces événements. Les policiers du Service de police de Sherbrooke et les patrouilleurs de la Société protectrice des animaux de l'Estrie accordent désormais une attention accrue au respect de cette réglementation.

La Ville rappelle également que, dans une place publique, en dehors des périodes où s'y tiennent des événements, l'animal doit être constamment tenu en laisse afin que son gardien en conserve le contrôle en tout temps. Avec Mélanie Noël

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