Congestion sur la 220: la Ville presse le ministère d'agir

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La Ville de Sherbrooke presse le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports de réaliser une étude pour améliorer la fluidité de la route 220.

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(Sherbrooke) La Ville de Sherbrooke presse le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMDER) de réaliser une étude pour améliorer la fluidité de la route 220. La Ville constate, comme l'avait déploré le conseiller Julien Lachance, que la construction du carrefour giratoire à l'angle du boulevard de Portland et du boulevard Industriel améliore la fluidité... mais provoque une congestion au coin des chemins Godin et Dion.

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Caroline Gravel

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La directrice du service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel, constate que la circulation sur le tronçon entre ledit carrefour giratoire et le chemin Dion est difficile. « Nous leur demandons de mettre en branle tout de suite les études de circulation nécessaires pour évaluer les comportements sur le tronçon de la route 220 qui leur appartient », indique-t-elle.

« La présence d'un carrefour giratoire accroît grandement la fluidité de la circulation, puisque les véhicules ont rarement à y effectuer un arrêt complet pour céder le passage. Or, à la suite de l'augmentation de la circulation sur la route 220, nous constatons que les aménagements physiques et les feux de circulation aux intersections des chemins Godin et Dion n'ont pas la capacité requise pour permettre aux volumes véhiculaires de transiter et de circuler de façon adéquate sur la route 220 », lit-on dans le sommaire décisionnel de la Ville.

«Avec un phasage différent, on permettrait d'accélérer la circulation sur la 220 et de la retenir un peu plus dans les bretelles d'autoroute.»


En effet, des caméras ont été installées pour cibler le problème. La présence des feux de circulation a rapidement été identifiée comme une source importante. « Avec un phasage différent, on permettrait d'accélérer la circulation sur la 220 et de la retenir un peu plus dans les bretelles d'autoroute. Le MTMDER m'a promis que ce serait fait avant la rentrée scolaire », mentionne Mme Gravel.

« Les feux de circulation existants arrêtent la circulation en provenant du carrefour giratoire, obligeant ainsi les véhicules à s'immobiliser, et ce, jusque dans le carrefour giratoire et même au-delà, soit sur le boulevard de Portland. De plus, les gens ont de la difficulté à entrer et sortir des commerces bordant ce tronçon de route et les gens sortant de la rue Saint-Jacques le matin sont dans l'impossibilité de s'engager sur la route 220 vers l'ouest », lit-on encore dans le sommaire décisionnel.

« Il est intéressant de mettre les efforts et la pression pour régler rapidement. Un autre problème, c'est que les gens transitent à travers la cour des commerces Robert Bernard et Esso pour atteindre la rue Saint-Jacques. C'est très dangereux. Le Service de police de Sherbrooke nous disait il y a quelques années que c'était un secteur où il y avait beaucoup d'accidents », Julien Lachance. 

Annie Godbout abonde dans le même sens. « La circulation sur la rue Saint-Jacques est un gros problème. Nous avons beaucoup de plaintes. Nous espérons que le ministère le considérera pour aider les citoyens de ce secteur rapidement. »

L'ajustement des feux de circulation ne sera toutefois pas suffisant. 

« Après la rentrée scolaire, la circulation redeviendra normale. Le MTMDER fera des mesures de circulation, des études, des propositions de tracés. Il est certain que l'élargissement du viaduc fera partie des solutions. Il n'y aura rien de concret avant plusieurs années. Nous avions vu venir le problème mais le MTMDER ne croyait pas qu'il y aurait à ce point des problèmes de circulation. Ils commencent les études cet été et ensuite ce sera un jeu politique pour déterminer les priorités des interventions », précise encore Caroline Gravel.

Dépassements de coûts pour le prolongement de Portland

Le prolongement du boulevard de Portland et la construction d'un carrefour giratoire double sur le boulevard Industriel entraînent des dépassements de coûts. Le projet ayant été retardé entre autres en raison des consultations du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), certains coûts supplémentaires étaient inévitables selon Denis Gélinas, directeur du bureau des projets majeurs à la Ville de Sherbrooke.

Pour les travaux eux-mêmes, le projet estimé à un peu plus de 14 M$ a entraîné des dépassements de 504 000 $, soit 3,6 %. « C'est normal pour ce type de projet. Il y a toujours des choses qu'on découvre au fur et à mesure et nous devons relever des difficultés. C'est quand même un bon rendement par rapport à l'ampleur du projet », assure M. Gélinas.

« À l'origine, nous ne devions pas nous diriger vers une consultation du BAPE. À partir du moment où nous avons eu les paramètres du décret, en août 2014, nous avons adopté le projet qui avait été commencé. »

Les mêmes délais ont entraîné cinq dépassements de coûts pour les honoraires professionnels. Le contrat pour la réalisation des plans et devis et la surveillance des travaux avait été confié en juillet 2012 à la firme Les consultants S.M. inc. pour 697 110 $. Le mandat incluait aussi la construction du carrefour giratoire double.

Des modifications ont dû être apportées à la suite des audiences du BAPE en décembre 2012 et en janvier 2013, si bien que des dépassements de coûts de 161 039 $ avaient déjà été autorisés. Le plus récent dépassement atteint 109 184 $. Ils totalisent donc 270 233 $ avant les taxes, soit 38,76 % du montant original du mandat.

Les 160 jours de surveillance prévus à l'appel d'offres ont été insuffisants, entre autres parce que la construction des tunnels de béton sous le carrefour giratoire a été plus complexe que ce qui était anticipé. C'est la nature du terrain et la circulation lourde sur le boulevard de Portland qui ont impacté le déroulement des travaux.

La présence d'un surveillant de chantier a été nécessaire pendant 177,5 jours, donc 17,5 jours supplémentaires par rapport à la projection. Il faut toutefois une enveloppe de 30 jours pour permettre de terminer les travaux en cours, ce qui porte les honoraires supplémentaires pour la surveillance du chantier à 89 480 $.

Des honoraires de 20 292 $ s'ajoutent pour la modification des plans du boulevard Industriel et l'évaluation des options pour des mesures de mitigation.

Le conseiller Pierre Tardif a cherché à savoir si le choix d'un autre soumissionnaire aurait permis d'éviter des dépassements de coûts.

« Les autres auraient eu les mêmes paramètres. Nous avons appliqué l'inflation et il y a eu des coûts de conception qui auraient été ajoutés de toute façon à n'importe quel entrepreneur. Le projet aurait dû se dérouler plus rapidement. Il a commencé en 2012 et s'est terminé en 2016 », a répondu Denis Gélinas.

Le président du comité exécutif Serge Paquin a précisé qu'il aurait préféré apprendre la teneur des dépassements de coûts avant que les sommes soient engagées.

Enfin, Annie Godbout a voulu savoir si le carrefour giratoire était conforme aux normes du ministère, notamment en ce qui concerne sa largeur. « Le carrefour giratoire a été fait pour un secteur industriel. Il a deux voies de circulation normales pour les voitures, mais encore faut-il qu'elles respectent la vitesse de 25 km/h. Les dimensions respectent les règles du ministère des Transports. Si les gens respectent les vitesses d'entrée, ça fonctionnera très bien », dit Denis Gélinas.

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