Des étudiantes chinoises en formation à Sherbrooke

Jiang Zi Yan et Hou Yi Wen, deux... (LA TRIBUNE, CATHERINE MONTAMBEAULT)

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Jiang Zi Yan et Hou Yi Wen, deux étudiantes de l'Université de Shanghai, ont simulé une intervention auprès d'un nouveau-né souffrant d'une infection respiratoire lors de leur séjour au Centre de recherche et de formation par simulation (CEREFS) du Cégep de Sherbrooke.

LA TRIBUNE, CATHERINE MONTAMBEAULT

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(SHERBROOKE) « Ne pleure pas petit bébé, ça va », chuchotait en anglais Hou Yi Wen, une étudiante de l'Université de Shanghai, à un mannequin de nourrisson lors d'une simulation de pédiatrie se déroulant au Centre de recherche et de formation par simulation (CEREFS) du Cégep de Sherbrooke.

Le CEREFS accueillait récemment, en partenariat avec la Commission scolaire Eastern Townships (CSET), 18 étudiantes chinoises venues suivre des cours de perfectionnement en soins infirmiers dans la région.

Chaque année, la CSET reçoit des étudiantes chinoises pour une période d'un mois afin qu'elles puissent en apprendre davantage sur les manières de faire nord-américaines et mettre en pratique les connaissances qu'elles ont acquises à Shanghai. Pour la première fois, les futures infirmières ont également pu passer trois jours au CEREFS du Cégep de Sherbrooke, où elles ont eu la chance de vivre six simulations haute-fidélité de soins critiques, notamment en chirurgie, en soins d'urgence, en périnatalité ainsi qu'en pédiatrie.

« Nous n'avions jamais réalisé un accouchement. En Chine, nous n'avons pas des mannequins comme ça. Le bébé, il peut pleurer, tousser... comme un vrai. C'est super! » s'est réjouie Jiang Zi Yan, l'une des étudiantes.

« On est très satisfaits de notre expérience, affirme Manon Ouellet, responsable du CEREFS. On avait mis sur pied une formation, mais on ne savait pas vraiment à quoi s'attendre, parce qu'on n'avait jamais accueilli des étudiants de l'étranger. Ce dont on s'est aperçu, c'est que leur niveau de connaissances était tout à fait adéquat pour la formation de niveau collégial offerte, mais les étudiantes avaient besoin d'une adaptation à l'activité en soi, à la simulation, parce qu'elles n'ont pas accès à ça en Chine. Mais après une simulation, on a senti qu'elles étaient déjà plus à l'aise. »

En plus de développer leur confiance professionnelle et leur raisonnement clinique, les étudiantes de Shanghai ont également pu se familiariser avec la culture des soins de santé nord-américaine, une culture très différente de la leur.

« Par exemple, au niveau de la relation entre l'infirmière et le patient, on remarque que les étudiantes chinoises sont très concentrées sur l'exécution de la tâche, et moins sur la relation d'aide, explique Mme Ouellet. C'est quelque chose qu'elles travaillent moins chez elles, et qu'elles ont pu gagner en venant ici. »

S'il s'agissait de la toute première fois que le CEREFS accueillait des étudiants internationaux, Manon Ouellet espère que ce ne soit pas la dernière.

« Pour nous, c'est intéressant parce qu'on se rend compte que l'expertise qu'on a développée ici en simulation nous permet même de nous démarquer à l'international, souligne-t-elle. Ce qu'on souhaite, c'est de pouvoir offrir à l'Université de Shanghai de revenir chez nous pour vivre des formations spécifiques en soins infirmiers comme celles-là. »

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