Bibeau souhaite toujours sauver les deux manèges militaires

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Marie-Claude Bibeau soutient que son gouvernement fera « tout ce qu'il peut » pour arriver à sauver les deux manèges militaires de Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) L'avenir des deux manèges militaires de Sherbrooke, celui de la rue Belvédère et celui de la rue William, reste en suspens, mais la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, soutient que son gouvernement fera « tout ce qu'il peut » pour arriver à sauver les deux bâtiments.

Alors que La Tribune apprenait il y a un mois que le scénario de mise à niveau des deux édifices se trouvant en piteux état aurait été écarté au profit de l'agrandissement d'un seul site, celui de la rue Belvédère, la ministre Bibeau affirme qu'aucune décision n'a encore été prise. Selon elle, le sauvetage du manège William « n'est pas gagné, mais le dossier n'est pas fermé ».

« Le 10 mai dernier, j'ai rencontré le ministre de la Défense nationale, Harjit Singh Sajjan, avec Wilfrid Morin (NDRL : lieutenant-colonel honoraire des Fusiliers de Sherbrooke) et David Price (NDRL : conseiller municipal de Sherbrooke). C'est vrai qu'il y a une recommandation à l'heure actuelle de dire on rénove, on agrandit sur Belvédère et on met tout le monde là, mais ça fait l'objet d'une recommandation, ce n'est pas une décision », indique-t-elle.

Rappelons que les deux bâtiments abritent présentement quatre unités de réserve des Forces armées canadiennes, soit les Fusiliers de Sherbrooke, les Sherbrooke Hussars, la 52e Ambulance de campagne et le 714e Escadron des communications. Celles-ci comptent au total près de

200 réservistes.

« Les quatre unités me disent qu'ils ont vraiment besoin d'espace, que ce serait très difficile de réaliser toutes leurs activités sur un seul site même agrandi. D'un autre côté, la Ville souhaite aussi préserver les deux bâtiments patrimoniaux », souligne Mme Bibeau en confiant que l'aspect patrimonial possède « un certain poids » dans la décision finale du gouvernement.

À son avis, le meilleur argument de la Ville de Sherbrooke pour conserver ses deux manèges est sa grande capacité de recrutement.

« Sherbrooke a l'avantage d'avoir trois collèges, deux universités, donc d'être un bassin important pour le recrutement des réservistes et éventuellement des forces régulières, note-t-elle. Cette capacité de recrutement, c'est probablement la meilleure carte à jouer de la part de la Ville. Le ministre [de la Défense nationale] était un réserviste, alors il a une sensibilité par rapport à ça. »

« Quand c'est une priorité pour la région, ça devient une priorité pour moi, ajoute la députée de Compton-Stanstead. Autant les militaires de la région que la Ville de Sherbrooke veulent sauver les deux bâtiments, alors on va faire tout ce qu'on peut pour y arriver. »

Observatoire du Mont-Mégantic : Toujours en attente d'un financement récurrent

En mars 2017, la subvention fédérale accordée in extremis à l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) en 2015 arrivera à échéance, si bien que le sort de ce centre scientifique de renommée internationale sera à nouveau compromis, à moins qu'un nouveau sursis lui soit accordé ou, mieux encore, que le gouvernement Trudeau lui octroie un financement récurrent.

Un tel financement pour l'OMM faisait partie des engagements électoraux pris par Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et désormais ministre du Développement international et de la Francophonie. « M. Trudeau n'a pas pris beaucoup d'engagements nominatifs pendant la campagne électorale, mais celui-là, il m'avait permis de le prendre », note-t-elle.

Lors de sa visite à La Tribune, Mme Bibeau a mentionné que son équipe ainsi que celle de la ministre des Sciences, Kirsty Duncan, avaient rencontré les gens de l'Observatoire et cherchaient maintenant à déterminer le « bon mécanisme ».

« Il y avait un peu de confusion concernant les enjeux touristiques, économiques et scientifiques, mentionne-t-elle. Donc, on a démêlé le spaghetti, comme j'aime le dire, pour bien comprendre la problématique. Maintenant, on est vraiment à la recherche d'une solution. »

« L'Observatoire répond aux grandes priorités du ministère de l'Innovation, alors je peux vous dire que j'ai confiance, mais je ne peux pas vous faire une annonce aujourd'hui. »

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