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Un père sauve sa fille de la noyade: « C'était une vision d'horreur »

François Pelletier est entouré de ses quatre enfants,... (Photo fournie)

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François Pelletier est entouré de ses quatre enfants, Lily, Elliot, Stella et Morgane. Leurs efforts conjugués ont permis de sauver Lily de la noyade jeudi dernier.

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(SHERBROOKE) Les cours de réanimation cardiorespiratoire (RCR) d'un père de famille lui ont permis de sauver la vie de sa propre fille jeudi dernier, à Orford.

Pendant qu'elle pêchait à partir du quai du chalet familial sur le lac Bowker, Lily Pelletier, une fillette de neuf ans, a fait une crise d'absence qui s'apparente à l'épilepsie et a perdu connaissance avant de tomber à l'eau. Ce n'est que quelques minutes plus tard que son père l'a retrouvée lorsqu'il l'appelait pour le dîner.

« Je suis sorti, je ne la voyais pas et je l'appelais. Je me suis avancé jusqu'au bout du quai. C'est là que j'ai vu qu'elle flottait à plat ventre sur l'eau et qu'elle était inanimée. J'ai sauté et je l'ai sortie de l'eau. Elle avait les yeux et la bouche décolorés et la peau grise. C'était une vision d'horreur », relate François Pelletier.

Ce dernier a immédiatement entrepris les manoeuvres de réanimation cardiaque. Un peu plus d'une minute plus tard, la fillette vomissait un énorme bouillon d'eau et recommençait à respirer par elle-même avant de reprendre connaissance dans l'ambulance.

« Quand je l'ai prise dans mes bras, je me suis vraiment dit ''Lily je vais faire de mon mieux pour te venir en aide''. Je suis privilégié que ça ait fonctionné. »

«Chaque enfant a eu des consignes à appliquer pour aviser la maman d'appeler le 9-1-1.»


Lily a finalement reçu son congé de l'hôpital moins de 24 h après y être entrée. Elle n'a subi aucune séquelle, si ce n'est une inflammation des poumons en raison de la trop grande absorption d'eau et qu'elle devra prendre les prochaines semaines à la légère pour bien se rétablir en raison du manque d'oxygène à certains organes. Celui qui est aussi père de trois autres enfants refuse d'y voir un quelconque exploit personnel, bien au contraire.

« Chaque enfant a eu des consignes à appliquer pour aviser la maman d'appeler le 9-1-1 et aider les premiers répondants à leur arrivée. Toute la famille a participé dans l'incident. C'est aussi ce qui est le pire à surmonter en ce moment. Il a fallu qu'on garde notre sang-froid. Le pire, c'est la vision de maman et celle de nos enfants. Il y a cette partie-là dans le drame dont on doit parler, savoir ce qui les touche dans tout ça et assurer un suivi psychologique, malgré le fait que la situation s'est bien terminée. »

« On a aussi eu beaucoup de mots d'encouragement autant par notre famille que par nos amis et nos proches. Les premiers intervenants, le personnel médical, la pédiatrie, le pédiatre Claude Cyr, etc. Tout le monde a été vraiment super et a contribué au bon retour de Lily. »

L'importance des premiers soins

Appelé sur de multiples incidents pendant sa carrière de plus de 21 ans au sein du Service de police de Sherbrooke, François Pelletier souhaite encourager tout le monde à suivre des cours de premiers soins et de RCR, « parce qu'on ne sait jamais quand ils pourront servir », explique-t-il.

« Mes amis m'agaçaient souvent parce que je me suis toujours préparé à aider mon prochain ou à agir dans des situations d'urgence. On me disait que si un avion s'écrasait je serais prêt. J'ai pris la peine de suivre cette information-là et ça a servi dans les pires circonstances. Si j'avais vécu la même situation sans savoir quoi faire, je m'en serais voulu éternellement, je n'aurais pas été capable de vivre. Les intervenants d'urgence font un super boulot, mais les premiers instants d'un incident sont critiques pour sauver des vies et faire une différence. C'est peut-être ça qui va faire la différence entre sauver une vie et en perdre une. Même si on a les meilleurs paramédics. On doit pouvoir compter sur nous-mêmes un peu. »

François Pelletier assure que tout le monde peut faire une différence.

« Ce n'était pas parfait ce que j'ai fait, le positionnement de la tête n'était pas bon, j'ai soufflé trop fort, mais au moins j'ai appliqué les principes de base. Je ne suis pas un sauveteur ou un ambulancier ou quoi que ce soit, mais j'ai toujours accordé beaucoup d'importance à être en mesure d'aider si ça devenait nécessaire. Le fait que ça arrive avec un enfant, c'est la pire chose, mais maintenant le fait qu'elle soit en pleine forme, c'est tellement un grand réconfort. »

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