La vigilance reste de mise

Un immeuble d'habitation vide n'est jamais une bonne... (Spectre Média, Julien Chamberland)

Agrandir

Un immeuble d'habitation vide n'est jamais une bonne nouvelle pour un propriétaire.

Spectre Média, Julien Chamberland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Le taux d'inoccupation des logements à Sherbrooke est de 5,8 %, soit au-dessus de la moyenne québécoise, qui se chiffre à 4,3 %, selon les statistiques de l'automne 2015 du Regroupement des Propriétaires d'Habitations Locatives. Ce taux demande une vigilance redoublée en cette période de déménagement autant pour les propriétaires qui risque la fraude, mais aussi pour les locataires qui peuvent retrouver leur appartement dans un état lamentable.

Même si les dernières statistiques remontent à près d'un an, Annie Lapointe, directrice adjointe du Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL), estime que l'année 2016 sera dans « les mêmes eaux ». « Ça n'a pratiquement jamais diminué, à ma connaissance. Le taux d'inoccupation est très élevé à Sherbrooke et ça entraîne certains problèmes pour les propriétaires », explique-t-elle.

Ce n'est pas le prix des loyers qui est la cause de ce problème. « Nous avons, à Sherbrooke, une moyenne de prix de loyer dans les meilleurs au Québec. Cependant, nous sommes aussi une des régions où le revenu des ménages est le plus bas », mentionne Normand Couture, coordonnateur à l'Association des locataires de Sherbrooke. À Sherbrooke, 17 pour cent de la population utilisent 50 pour cent de ses revenus pour avoir un endroit où habiter.

Des conséquences graves

Un immeuble d'habitation vide n'est jamais une bonne nouvelle pour un propriétaire. « Des fois, quand le 1er juillet approche, les propriétaires s'empressent de louer leurs appartements, sans faire d'enquête préliminaire », raconte Mme Lapointe. De mauvaises candidatures leur glissent alors entre les mains. « Une fois le bail signé, il est trop tard. »

Elle rappelle qu'il est important de faire une enquête de crédit, d'appeler les références et de regarder les gestes évocateurs. « Si une personne utilise les informations de sa copine, par exemple, il se peut qu'elle ait quelque chose à cacher », ajoute la directrice adjointe.

La période de déménagement réserve également des surprises aux nouveaux locataires. Certains n'ont pas encore trouvé de toit pour la prochaine année locative, d'autres retrouveront leur loyer dans un piteux état.

« Les plaintes que nous recevons le plus souvent, c'est au sujet de la moisissure. Souvent, les propriétaires ne veulent pas réinvestir et ne font que repeindre les appartements en entier avant que les nouveaux locataires prennent possession du logement, ce qui cache la moisissure derrière une couche de peinture », précise M. Couture.Certains signes peuvent aider à détecter la moisissure. « Il faut surtout porter son attention dans les endroits humides comme la salle de bain ou les garde-robes. Elle se manifeste sous forme de taches noires dans le bas des murs, a une forte odeur d'humidité également », exprime-t-il.

Donner une deuxième vie aux objets

Quand les meubles ne s'accordent plus à notre nouveau décor ou que le besoin de changement l'emporte, il est parfois difficile de savoir où aller porter notre mobilier. À Sherbrooke, des organismes acceptent les dons d'objets, tout en ayant une mission sociale importante dans la région.

Que ce soit des vêtements, des meubles ou de la vaisselle, tout est accepté, à quelques exceptions près, chez Estrie Aide et au Comptoir du Partage Saint-François. Les deux organismes de la rue Wellington Sud reçoivent, pendant la fin de semaine des déménagements, un nombre faramineux d'objets auxquels les employés peuvent donner une nouvelle vie avant de les revendre à des prix abordables.

« Oui, nous ramassons des meubles et autres objets, mais le projet derrière tout ça c'est la création d'emplois. En plus, on rallonge le cycle de vie de ces objets, c'est très écologique », explique Claude Belleau, directeur général d'Estrie Aide.

Des camions de livraison et de collecte à domicile seront en place, comme à l'habitude, tout au long du week-end de déménagement. « Nous acceptons tout, sauf les objets contaminés, les matières dangereuses et les téléviseurs cathodiques », ajoute M. Belleau. Évidemment, les matelas ne sont pas acceptés en raison des risques de contamination, par exemple des punaises de lit.

Les deux organismes sont plus que prêts à accueillir la population pour des dons ou des achats. À noter que le Comptoir du Partage St-François ne sera pas ouvert le 1er juillet, mais qu'Estrie Aide sera en activité.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer