De l'art sous le carrefour giratoire

Huit artistes réaliseront des murales sous le carrefour... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

Huit artistes réaliseront des murales sous le carrefour giratoire à l'intersection des boulevards Industriel et Portland. Sur la photo, Nathalie Fortin, agente professionnelle à la division de la culture de la Ville de Sherbrooke, Pierre Marcoux, de l'organisme de justice alternative Le Pont, Chantal L'Espérance, présidente du comité tag et graffitis, Dominic Lessard, artiste, et Guylaine Perron, capitaine à la division de la sécurité des milieux au Service de police de Sherbrooke.

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Huit oeuvres murales verront le jour au cours des deux prochaines semaines sous le carrefour giratoire aménagé à l'intersection des boulevards Industriel et Portland. Des graffitis seront peints sur les parois de béton qui encadrent la piste multifonctionnelle.

« Les murs qui encadrent cette piste seront peints entre le 30 juin et le 15 juillet par des artistes graffiteurs. Nous avons fait un appel de projets sous le thème Sherbrooke vert l'avenir. Nous voyons un peu pourquoi quand il est question de mobilité durable, d'environnement, de nature. Il y avait autant d'idées que d'artistes graffiteurs », explique Chantal L'Espérance, conseillère municipale et présidente du comité tags et graffitis.

Les artistes choisis sont Ultra nan, Arnold Vincent, Boris Biberdzic, William Marceau-Briggs, Dominic Lessard, Nicolas Lareau, Raphaël Alin, Olivier Trottier, Jessica Chabot et Samuel Beaubien. La piste multifonctionnelle sera fermée pendant les travaux.

« Ce sont des oeuvres permanentes qui dureront un minimum de cinq ans. Une protection sera mise par-dessus. Le premier appel couvrira huit murs sur les 14. Il y aura un deuxième appel de projets à la fin août pour les six murs restants », ajoute Mme L'Espérance.

La conseillère municipale mentionne que le comité tags et graffitis vise à éviter la détérioration de l'environnement urbain. Les initiatives comme celle sous le carrefour giratoire ont entraîné une diminution du nombre de plaintes pour la détérioration des biens publics et ont permis de réduire les coûts de nettoyage pour la Ville de Sherbrooke.

Guylaine Perron, capitaine à la division de la sécurité des milieux au Service de police de Sherbrooke, indique que le nombre de plaintes est passé de 168 en 2013 à 104 en 2015 pour les graffitis. En date du 27 juin, on n'en comptait que 28 en 2016. « Permettez-moi de penser que les actions que nous posons et que la tribune que nous donnons à nos artistes portent leurs fruits.

« On voit que les artistes ont un besoin de s'exprimer. Ils se trouvent des endroits par eux-mêmes. En créant des endroits légaux, nous diminuons les méfaits. Nous pouvons travailler en répression ou nous pouvons travailler en prévention en impliquant les gens, en les sensibilisant et en les éduquant », ajoute Mme Perron, précisant que ces initiatives créent un respect mutuel entre les artistes et les autorités.

D'autres projets de graffitis sont aussi prévus cet été. Le Happening d'art urbain est prévu sur la rue Wellington Sud du 16 au 31 juillet, alors qu'une prestation d'art urbain sera présentée devant public.

Le festival Amalgam en sera quant à lui à sa cinquième édition pendant l'événement Bouffe ton centro et le projet L'art t'appelle, qui consiste à peindre sur des pelles de chenillettes à trottoir, sera de retour en septembre.

Les maisons des jeunes Azimut Nord et le Spot ont eux aussi des projets de graffitis. Une murale en façade du Partage Saint-François sera par ailleurs réalisée et une oeuvre permanente sera créée sur un mur extérieur de la Résidence Murray.

Pour en savoir plus sur les différents projets, on consulte le sherbrooke.ca/graffitis

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer