Le lac des Nations sous surveillance

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La qualité de l'eau du lac des Nations fera l'objet d'une attention particulière cet été. La Ville de Sherbrooke, la Direction de la santé publique de l'Estrie et l'École de ski nautique s'allient pour recueillir des données qui assureront une plus grande sécurité pour la pratique d'activités nautiques, particulièrement le ski nautique.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) La qualité de l'eau du lac des Nations fera l'objet d'une attention particulière cet été. La Ville de Sherbrooke, la Direction de la santé publique de l'Estrie et l'École de ski nautique s'allient pour recueillir des données qui assureront une plus grande sécurité pour la pratique d'activités nautiques, particulièrement le ski nautique.

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Chantal Pelchat, chargée de projet en environnement à la Ville de Sherbrooke, Isabelle Samson, médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive à la Direction de la santé publique de l'Estrie, et Antoine Larkin-Turgeon, président du Club de ski nautique de Sherbrooke, s'allient pour porter une attention particulière à l'eau du lac des Nations cet été. 

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Concrètement, les mesures d'échantillonnage et de fermeture préventive en vigueur à la plage Blanchard seront étendues au lac des Nations. Après des fortes pluies, soit plus de 11 mm en 24 heures ou 6 mm en une heure, les activités nautiques seront suspendues. Des échantillons seront prélevés du lundi au jeudi et si les résultats d'analyse démontrent une qualité d'eau insuffisante (cote D) pour les contacts primaires comme la baignade, les activités seront également suspendues.

Les principales sources de contamination sont les oiseaux aquatiques, les ouvrages de surverse et les raccordements inversés.

Les usagers de l'École de ski nautique devront désormais prendre une douche après chaque activité et ils pourront, sur une base volontaire, remplir un questionnaire qui permettra de recueillir des informations sur la quantité de contacts avec l'eau. Des chiens effaroucheurs et des clôtures seront utilisés pour éloigner les oiseaux. Les courants dans le lac seront aussi étudiés.

Chantal Pelchat, chargée de projet en environnement à la Ville de Sherbrooke, explique que « la qualité de l'eau est préoccupante pour des activités de contact primaire comme la baignade. Pour des contacts secondaires, comme le canotage, l'année dernière nous respections les critères. Sinon, nous avions des dépassements. C'est pourquoi nous nous sommes affiliés à la Santé publique pour mieux comprendre et mieux orienter l'École de ski nautique dans ses activités ».

Selon Isabelle Samson, médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive à la Direction de la santé publique de l'Estrie, les risques principaux sont liés à l'ingestion de l'eau, qui peut causer une gastro-entérite. La présence de bactéries E. Coli peut entraîner des complications.

« Nous voulons savoir si la charge de microbes dans l'eau met à risque la santé des usagers, principalement les risques de gastro-entérite. Pour nous c'est de trouver l'équilibre entre assurer la santé des gens et leur permettre de pratiquer un sport. Nous n'avons pas de données sur l'exposition à l'eau lors de la pratique du ski nautique », précise-t-elle.

L'objectif sera de bien comprendre la dynamique au lac des Nations pour permettre l'adoption de bonnes pratiques de fermeture préventive. Il a fallu trois ans pour y parvenir à la plage Lucien-Blanchard.

Isabelle Samson qualifie les risques de raisonnables pour les utilisateurs du plan d'eau et estime que la Ville de Sherbrooke est très dynamique pour éliminer la contamination à la source.

Serait-il préférable de réduire la pratique du ski nautique sur le lac des Nations pour assurer la santé des plaisanciers ? « Notre objectif n'est pas de retirer des usages. Notre objectif est de garder nos usages et même de pouvoir en ajouter. Nous avons un site exceptionnel. Il ne faut pas retirer des activités, mais travailler davantage pour améliorer la qualité de l'eau. »

Les mesures actuelles ne visent pas à permettre la baignade dans le lac pour le moment.

Antoine Larkin-Turgeon, président du Club de ski nautique de Sherbrooke, mentionne que ces études constituent des inconvénients à court terme « parce qu'il faudra fermer de façon aléatoire, mais ça vaut le coup à moyen et à long terme pour faire des efforts pour assurer la santé et la sécurité de nos membres.

« L'an dernier nous avons pris des échantillons presque tous les jours et nous n'avons pas eu à fermer en juillet. La situation n'est pas catastrophique », ajoute-t-il.

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