Comeau quitte la Ville de Magog

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En assemblée extraordinaire lundi soir, la Ville de Magog a mis fin au contrat de son directeur général Armand Comeau sur un commun accord, dont les termes n'ont pas été commentés.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Magog) La Ville de Magog et son directeur général au cours des dernières années, Armand Comeau, ont décidé d'un commun accord de mettre fin au contrat qui les liait.

Réunis en assemblée publique extraordinaire lundi soir, les élus ont adopté une résolution qui prévoit la fin du contrat de M. Comeau, lequel avait été embauché par la Ville de Magog en 2010.

Très peu d'information a été transmise lundi concernant le contenu de l'entente conclue entre les parties. Il a cependant été possible d'apprendre que la Ville a accepté de verser 195 884 $ au fonctionnaire municipal ainsi qu'une somme de 16 700 $ pour le paiement d'honoraires professionnels.

À la fin de l'assemblée de lundi, la mairesse Vicki May Hamm a esquivé la plupart des questions qui lui ont été posées en lien avec cette entente. « Il est prévu qu'on n'émette aucun commentaire. C'est dans l'entente », a-t-elle fait valoir.

Mme Hamm a de plus suggéré qu'il est temps de tourner la page sur un dossier qui à ses yeux s'était transformé en véritable « saga ». À ce sujet, il faut rappeler qu'Armand Comeau a fait l'objet de critiques au cours de ses derniers mois à titre de directeur général.

« Ce n'est pas une victoire pour personne cette décision-là, a insisté la mairesse de Magog. C'est le genre de chose qui est difficile pour tout le monde. »

Pour éviter de se retrouver en situation difficile, le conseil municipal a nommé Claude Marcoux à la tête de l'organisation municipale. Il devra céder sa place lorsque les élus auront déniché un remplaçant à Armand Comeau.

M. Marcoux connaît fort bien le monde municipal puisqu'il a oeuvré durant de nombreuses années au sein de la Ville de Sherbrooke, municipalité dont il a aussi été le grand patron.

Le cas de Luc Paré

Par ailleurs, le directeur du service de protection contre les incendies de la Ville, Luc Paré, sera remplacé de façon momentanée par Serge Collins, également un ancien de la Ville de Sherbrooke.

M. Paré est actuellement en congé de maladie. Il n'est pas certain qu'il dirigera à nouveau le service de protection incendie à son retour puisque le conseil municipal évoque son éventuel remplacement dans une résolution adoptée lundi. Advenant qu'il cesse d'occuper la fonction de directeur, il pourrait être muté à un autre poste.

Rappelons que, ces dernières semaines, la Ville de Magog a accordé un contrat à une firme qui doit tenter de comprendre pourquoi les pompiers ont retiré leur confiance à leur directeur en janvier dernier.

Des mois tumultueux pour le conseil

Embauché à la fin de l'année 2010 par la Ville de Magog, Armand Comeau aura rencontré de sérieuses embûches durant ses derniers mois à titre de directeur général de la Ville de Magog.

En janvier dernier, la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, avait décidé de suspendre M. Comeau en raison d'allégations qui visaient ce dernier. Le directeur du service de protection contre les incendies de la Ville de Magog, Luc Paré, avait également été suspendu au même moment.

Dans les jours qui ont suivi l'annonce de ces deux suspensions avec solde, le conseil municipal de Magog a donné son aval à celles-ci. Quatre conseillers municipaux ont cependant voté contre les deux suspensions.

Environ un mois plus tard, les deux suspensions ont été levées. Par voie de communiqué, la Ville a fait savoir que les allégations qui concernaient les deux hommes étaient « non fondées ».

Il faut toutefois rappeler qu'une firme avait recommandé à la Ville de ne pas accorder un contrat à long terme à M. Comeau en 2011. Des élus avaient d'ailleurs voté contre son embauche. Sa relation difficile avec la mairesse était de notoriété publique. Un conseiller municipal, Jean-Guy Gingras, avait de plus déposé une poursuite qui le concernait.

Traversant une crise majeure depuis janvier, le conseil municipal de Magog est supporté par une représentante de la Commission municipale du Québec, qui tente de l'aider à solutionner ses difficultés.

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