Pas d'opposition à la superclinique sur King Ouest

Une dizaine de citoyens seulement s'étaient déplacés pour... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Une dizaine de citoyens seulement s'étaient déplacés pour les consultations publiques concernant le projet de superclinique et le déménagement de la Société protectrice des animaux de l'Estrie. Sur la photo, les conseillers Pierre Tardif, Marc Denault et Chantal L'Espérance, qui ont pris la parole en cours de soirée.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La consultation publique prévue pour le projet de complexe de la santé, aussi appelé superclinique, à l'angle de la rue King Ouest et de l'autoroute 410, n'a soulevé que très peu de passion lundi soir. À part quelques préoccupations pour le stationnement et les matériaux utilisés, la dizaine de citoyens présents sont demeurés très discrets.

En ouverture de consultation, la consultante en urbanisme Hélène Laperrière a donné quelques précisions. Tel qu'annoncé, le site, qui compte l'ancien entrepôt de BRP, demeure à vocation industrielle. C'est environ 16,8 % du terrain qui se voit affublé d'usages supplémentaires, des usages qui doivent être liés à la santé dans 65 % des cas.

Le futur complexe, qui serait construit par le Groupe Immex, compterait trois bâtiments. Le plus grand, sur quatre étages, accueillerait la superclinique, une pharmacie, des professionnels de la santé et un gym. Le second, de deux étages, pourrait accueillir des commerces liés à la santé de même que des restaurants ou un CPE. Le troisième, sur un seul étage, accueillerait un supermarché Avril.

On compterait 500 places de stationnement avec des îlots de verdure obligatoires. La végétation devra être plantée dans les six mois suivant la fin de la construction. Une portion du terrain est conservée pour ajouter du stationnement si nécessaire.

Le citoyen Denis Pellerin s'est d'ailleurs inquiété que le vaste stationnement actuel soit désormais consacré à la superclinique, privant le bâtiment industriel de cases que pourraient utiliser de futurs employés. « La bâtisse industrielle n'a pas suffisamment de places de stationnement et sera moins attrayante. »

Le promoteur Jean-François Morin a cherché à le rassurer. « Nous avons ajouté deux plaques de stationnement, près de la rue J.-A.-Bombardier, pour un total de 250 espaces. » Ces plaques seraient réservées pour l'usage industriel.

«Dans certains secteurs, notamment pour les bâtiments de FilSpec et Costco, les toitures sont faites en pierre de rivière.»


Mme Laperrière a par ailleurs mentionné qu'un accès piéton avec terrasse et escalier, à partir de la rue King Ouest, devait être aménagé. Si le processus se poursuit rondement, un second projet de règlement serait adopté au conseil municipal lundi prochain et le nouveau zonage entrerait en vigueur le 20 septembre.

Le conseiller Marc Denault a exprimé une crainte formulée par les membres de l'Association de la rivière

Magog. « Dans certains secteurs, notamment pour les bâtiments de FilSpec et Costco, les toitures sont faites en pierre de rivière. Ça attire les goélands. C'est ce que nous cherchons à éviter près de la rivière. »

Jean-François Morin a confirmé que le toit serait fait d'une membrane et non de pierre de rivière. 

Le conseiller Pierre Tardif a qualifié le projet de viable. Chantal L'Espérance a répété que les élus avaient manifesté leur préoccupation au sujet de l'usage industriel de l'ancien entrepôt de BRP. Les élus, comme Sherbrooke Innopole, souhaitent le maintien de cette vocation.

Déménagement de la SPA

Se tenait également lundi soir la consultation sur le déménagement de la Société protectrice des animaux (SPA) de l'Estrie sur un terrain au 145 de la rue Sauvé. Ce déplacement nécessite l'ajout de l'usage « refuge pour animaux » au zonage industriel.

Aucune opposition ne s'est fait sentir. Pierre Tardif a tenu à rassurer les citoyens qu'il ne s'agissait pas d'un parc canin et que les chiens ne seraient pas à l'extérieur en permanence.

Marc Denault et Christine Ouellet ont quant à eux cité la SPA actuelle pour démontrer que le nouveau refuge ne constituera pas une nuisance. « Les chiens sont promenés sur les rues Hyatt et Elgin et ils n'aboient pas. Je n'ai jamais reçu de plainte », fait valoir Mme Ouellet.

« On peut se fier sur ce qui existe déjà », a complété M. Denault.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer