Un peu d'espoir d'éviter la grève des Postes

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Le Syndicat des travailleurs des Postes devra donner un avis de 72 heures s'il décide de débrayer à compter du 2 juillet.

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(Sherbrooke) Le Syndicat des travailleurs des Postes espère que les prochains jours permettront d'en arriver à une entente avec l'employeur et d'éviter un conflit de travail.

Selon la présidente Fanny Roy-Binette, les pourparlers ont progressé au cours des derniers jours avec la direction de Postes Canada. Il y a un peu d'espoir, confirme-t-elle.

« Disons que la semaine dernière, je n'aurais pas dit la même chose. L'employeur a décidé de commencer à parler quand nous avons commencé à tenir des votes de grève. Il a déposé des offres en fin de semaine. »

Préavis de 72 heures

Bien qu'une menace de grève plane sur les Postes à compter du 2 juillet, les négociations ont toujours cours et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes (STTP) garde espoir.

« On espère tout le temps que les parties vont arriver à s'entendre. Je reste positive quand même. Il y a eu quelques avancées », a confié au cours d'une entrevue, lundi, Lise-Lyne Gélineau, présidente de la section locale de Montréal du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) affilié à la FTQ.

En fait, le résultat des votes de grève qu'a tenus le syndicat jusqu'à dimanche n'était pas encore connu, lundi après-midi; il devrait l'être prochainement.

De toute façon, le syndicat devra donner un préavis de 72 heures s'il décide de débrayer à compter de samedi.

Néanmoins, la direction de Postes Canada a transmis un communiqué, lundi, prévenant les citoyens et les entreprises que la société « n'exercera pas ses activités advenant un arrêt de travail ». Elle leur demande donc de « prendre certaines précautions ».

C'est donc dire qu'aucune lettre ni aucun colis ne seront livrés et qu'aucun nouvel article ne pourra

être accepté, a prévenu Postes Canada.

Quant aux lettres et colis qui sont déjà dans le système postal, ils seront « sécurisés et seront livrés dès que possible à la reprise des activités », précise Postes Canada.

Mais les négociations se poursuivaient encore entre les parties, lundi, après une période de conciliation, suivie d'une période de médiation, a noté Mme Gélineau.

« Postes Canada a déposé une offre globale qu'on a eue samedi, dans laquelle il y a certaines avancées, mais ce n'est pas encore satisfaisant. Alors les discussions continuent au niveau national. Il va y avoir encore des échanges, possiblement une contre-offre qui va être présentée. Mais les délais sont toujours là », a prévenu Mme Gélineau.

Les principaux points en litige sont l'instauration d'un régime de retraite à cotisations déterminées pour les nouveaux employés, de même que les salaires et la création de postes à temps partiel pour la livraison des colis les soirées et les fins de semaine - plutôt que de faire faire des heures supplémentaires aux employés permanents.

Selon Mme Gélineau, un gel de salaire est offert pour la première année du contrat de travail, suivi de trois années avec des augmentations limitées à 1 pour cent.

« Nous comprenons l'incidence qu'un arrêt de travail pourrait avoir sur les clients et c'est pourquoi nous mettons tout en oeuvre pour parvenir rapidement à une entente négociée », a affirmé de son côté Postes Canada.

Le Syndicat des travailleurs des postes représente environ 47 000 employés, dont 6000 à Montréal.

Un moyen ultime

À Sherbrooke, il y a eu vote sur un mandat de grève. Mme Roy-Binette ne peut dévoiler les résultats avant que soient connus ceux du STTP.

Elle craint qu'un lock-out soit décrété.

« Nous ne voulons pas faire la grève. C'est un moyen ultime. Il ne se passera rien avant le 2 juillet de toute façon, assure-t-elle. Même après cette date, il n'y aura peut-être pas de grève, si les négociations avancent suffisamment. »

« Si nous déclenchons une grève, elle sera rotative. Nous ne voulons pas prendre la population en otage. S'il y a un lock-out, ça sera partout en même temps. C'est bien différent. »

Le Syndicat local compte environ 150 membres. Avec La Presse Canadienne

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