Pratiquer son code morse en cas de catastrophe

À l'occasion de la compétition Field Day, une... (Spectre média, Maxime Picard)

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À l'occasion de la compétition Field Day, une quinzaine de membres du Club radio amateur de l'Estrie (CRAE) se sont réunis ce week-end pour établir, en 24 heures, le plus de communications possible avec d'autres régions de l'Amérique du Nord grâce à leurs systèmes de radios mobiles. À droite, Dominique Jean, président du CRAE.

Spectre média, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Que ce soit le terrible séisme qui a secoué l'Équateur en avril dernier ou encore, plus près de nous, l'immense brasier ayant ravagé la région de Fort McMurray, plusieurs cataclysmes ont récemment mis en lumière, une fois de plus, le rôle important de la radiocommunication d'urgence.

À Sherbrooke, le Club radio amateur de l'Estrie (CRAE) s'entraîne régulièrement à faire face à l'absence des moyens de communication traditionnels que peut causer ce genre de catastrophes, grâce à leurs systèmes de radios mobiles et autonomes.

« Ici, on a des grosses antennes, mais on ne s'en sert pas, parce que dans une situation d'urgence, si elles ne fonctionnent plus, il faut être capable de s'organiser avec ce qu'on a. Alors on conçoit des antennes de fortune avec de la broche qu'on achète en quincaillerie, et on opère avec ça », explique l'un des membres du CRAE, Denis Turcotte.

Cette fin de semaine, une quinzaine de membres du club étaient réunis dans le petit centre expérimental de télécommunications d'urgence de Sherbrooke afin de participer à l'événement Field Day, une compétition amicale organisée par l'American Radio Relay League à laquelle prennent part plus de 35 000 radioamateurs au Canada et aux États-Unis.

Pendant 24 heures, les participants doivent mettre sur pied un site de radiocommunication d'urgence fonctionnel et établir le plus de communications possible avec d'autres régions de l'Amérique du Nord, peu importe le mode de transmission employé.

« On ne saura pas avant plusieurs semaines à quel rang nous nous sommes classés, mais ce n'est pas grave : l'important pour nous, c'est que cette journée-là nous permet de tester nos systèmes radio. Dans le cas d'une catastrophe, si la Ville avait besoin de nous autres, il y aurait plusieurs membres prêts à partir avec leur système, qui seraient capables de s'installer n'importe où en peu de temps. Une antenne comme celles que l'on a construites pour aujourd'hui, ça s'installe en une vingtaine de minutes », indique M. Turcotte sous les cliquetis des messages transmis en code morse derrière lui.

« Il faut dire que Sherbrooke, en comparaison avec d'autres municipalités, possède de très bons systèmes d'urgence. Mais aucun système n'est infaillible : s'ils ont besoin, on est là. »

En 1998, lors de la crise du verglas, Denis Turcotte a passé trois semaines à St-Jean-sur-Richelieu pour établir des communications d'urgence. Un séjour qui a donné encore plus de sens à la passion de ce radioamateur.

« Je pense que j'ai été sensibilisé par ce que j'ai vécu là-bas, confie-t-il. À cause de ça, je sais que c'est important de faire ce qu'on fait aujourd'hui et je suis conscient d'à quel point ça peut véritablement être utile. »

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