Fortin n'exclut pas d'autres coupes au CIUSSS de l'Estrie - CHUS

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En traçant son bilan de la dernière session parlementaire, le député de Sherbrooke et ministre responsable de l'Estrie, Luc Fortin, a indiqué ne pas être en mesure de garantir que d'autres compressions n'affecteront pas le CIUSSS de l'Estrie - CHUS l'an prochain.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Le député de Sherbrooke et ministre responsable de l'Estrie, Luc Fortin, n'est pas en mesure de garantir que d'autres compressions n'affecteront pas le CIUSSS de l'Estrie - CHUS l'an prochain. Même si le gouvernement libéral a maintenant atteint l'équilibre budgétaire, la possibilité que d'autres coupes soient annoncées en Estrie et dans le réseau de la santé n'est pas écartée, a laissé entendre M. Fortin.

« On a fait des efforts importants pour maintenir l'équilibre budgétaire. Cela a d'ailleurs été souligné par les agences de notation qui ont revu à la hausse les perspectives pour le Québec. Ça démontre justement que notre rigueur a porté fruit. Si on l'a fait, c'est justement pour se dégager des marges de manoeuvre pour les services sociaux. On a fait des réinvestissements importants en éducation, de l'ordre de 1,2 milliard au cours des trois prochaines années. Il est important de maintenir l'équilibre budgétaire et de poser les bons gestes pour maintenir cet équilibre, mais en même temps ce qu'on souhaite, c'est de se donner plus de marge de manoeuvre pour investir dans les services sociaux. »

Mais est-ce que les coupes sont maintenant terminées, lui a-t-on demandé ?

« Cela dépend toujours de la perspective économique, a-t-il répondu. Il y a des fluctuations de marché, il y a des fluctuations de revenus pour le gouvernement. Est-ce qu'on souhaite en faire d'autres ? Évidemment, la réponse est non. Mais en même temps, on se doit de maintenir l'équilibre budgétaire. Et si on doit faire des choix, on fera les choix qui auront le moins d'impacts », a précisé le député-ministre en marge d'une conférence de presse où il a livré le bilan de la dernière session parlementaire.

Rappelons que le CIUSSS de l'Estrie - CHUS a annoncé la semaine dernière des compressions de 25 M$ pour l'année financière 2016-2017 et ce, après avoir effectué des compressions de l'ordre de 42 M$ en 2014-2015, pour un total de 67 M$ en deux ans. Le budget du CIUSSS de l'Estrie - CHUS est de 1,2 milliard $.

Si les coupes effectuées jusqu'à présent ont surtout touché le volet administratif du CIUSSS, nombreux sont ceux qui croient que l'accessibilité et la qualité des soins sont déjà affectées par les compressions imposées par Québec ces dernières années au nom de la rigueur budgétaire.

Bilan

Le député Fortin avait choisi le site de la future superclinique médicale,

à l'angle de la rue King Ouest et de l'autoroute 410, pour dresser le bilan de ses réalisations au cours de la dernière session parlementaire. Il a souligné que cette superclinique faisait partie de ses engagements et qu'une fois construite, celle-ci pourra offrir 20 000 consultations par année à des citoyens qui n'ont pas encore de médecins de famille. « Il reste encore quelques formalités au niveau municipal, a-t-il noté, mais on a bon espoir que la construction va pouvoir débuter dès cet été au mois d'août et ouvrir ses portes en septembre 2017 si les travaux se déroulent comme prévu. »

Luc Fortin a aussi fait valoir ses interventions en faveur de l'école secondaire du Triolet où des investissements de 2,1 M$ sont en cours afin de doter l'établissement d'un terrain synthétique et d'une piste d'athlétisme de 400 mètres. Il a ajouté être intervenu auprès du ministre de l'Éducation afin que le Triolet puisse continuer d'intégrer son volet sports-études aux cours d'éducation physique.

Dès sa nomination comme ministre de la Culture et des Communications en février, Luc Fortin dit avoir posé comme premier geste la reconduction de l'accord de principe avec la Ville de Sherbrooke au sujet de la salle de diffusion.

Il a aussi précisé que ses représentations au conseil des ministres lui ont permis d'obtenir trois millions de dollars en cinq ans dans le budget Leitao en appui à la stratégie Innovation, Partenariat, Entrepreneuriat de l'Université de Sherbrooke, ainsi qu'une somme d'un million en faveur de l'Accélérateur de création d'entreprises technologiques (ACET) Capital.

Démolition des mezzanines : « Aucun compromis avec la sécurité des enfants »

Pour Luc Fortin, la cause des mezzanines scolaires est entendue. Malgré les hauts cris et les appels à la contestation, les infrastructures de bois que l'on retrouve dans huit écoles de la CSRS doivent être démolies, et ce, au nom de la sécurité des enfants, fait valoir le député de Sherbrooke et ministre de la Culture et des Communications.

M. Fortin a rappelé qu'il est intervenu l'hiver dernier dans ce dossier afin que la Régie du bâtiment du Québec livre un avis sur la conformité des mezzanines à l'égard du Code du bâtiment. Or, à partir du moment où l'avis de la Régie reconnaît que ces mezzanines présentent un risque pour les élèves, M. Fortin estime qu'aucun compromis ne peut venir amoindrir ce risque.

« Ce que la Régie du bâtiment nous a dit, c'est que ce sont des structures qui ne sont ni sécuritaires ni conformes et qu'il n'y avait pas vraiment de possibilité de les rendre conformes aux dispositions du Code du bâtiment. En ce sens-là, il n'y a pas de compromis à faire sur la sécurité des enfants. Ce sont des structures en bois, c'est du matériel inflammable », a répété Luc Fortin tout en se disant sensible à la notion d'incitatif à la lecture rattachée aux mezzanines. Comme ministre de la Culture, je ne peux qu'encourager les initiatives qui encouragent la lecture, mais cela ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des enfants », a-t-il insisté tout en écartant pour les mêmes principes l'idée d'un moratoire.

« J'entends les commentaires des gens, mais en même temps, qui va répondre aux questions la journée où il va arriver quelque chose aux enfants? On ne peut pas prendre cette chance-là. »

Pour ce qui est de la responsabilité des coûts reliés au démantèlement des mezzanines, là encore le député-ministre a été très clair : « À ma connaissance, c'est la commission scolaire (qui doit défrayer les coûts). Ce sont des infrastructures qui sont dans les établissements sous la gouverne de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke. »

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