Québec octroie 6,2 M $ au Cégep et au Collège Champlain

La ministre de l'Enseignement supérieur, Mme Hélène David,... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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La ministre de l'Enseignement supérieur, Mme Hélène David, a annoncé mardi que Québec versera 5,4 millions $ au Cégep de Sherbrooke et 800 000 $ au Collège Champlain de Lennoxville. On l'aperçoit en compagnie du député de Saint-François, Guy Hardy, et de la directrice du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) La ministre de l'Enseignement supérieur, Mme Hélène David, a annoncé mardi un investissement de 6,2 millions de dollars pour les établissements d'enseignement collégial de l'Estrie, dont 5,4 millions iront au Cégep de Sherbrooke et 800 000 $ au Collège Champlain de Lennoxville.

Cette somme sera versée dans le cadre du Plan québécois des infrastructures du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, comprenant un investissement de 163,1 millions de dollars pour les 48 établissements d'enseignement collégial de la province pour l'année scolaire 2015-2016.

L'argent servira principalement à la résorption du déficit de maintien des actifs, au maintien en état et au renouvellement du parc mobilier ainsi qu'au développement informatique.

« Les cégeps sont des moteurs économiques essentiels pour les régions du Québec et l'annonce d'aujourd'hui montre toute l'importance que notre gouvernement leur accorde, a déclaré la ministre David. Cet investissement permettra au Cégep de Sherbrooke et au Collège Champlain de bénéficier d'installations de pointe, d'offrir une formation de qualité et d'avoir des outils et des équipements qui répondent aux besoins des étudiants et des enseignants. »

Au Cégep de Sherbrooke, le principal chantier qui bénéficiera de la somme versée est celui du pavillon 6, où se trouvent la résidence des étudiants et la cafétéria.

La directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger, se réjouit de cet investissement attendu, mais avoue que les coupes imposées par le gouvernement au cours des dernières années ont laissé leurs marques sur les établissements collégiaux.

« On a réussi à freiner la baisse de la population étudiante, on voit que nos revenus autonomes sont en croissance à nouveau, on sent qu'il y a du réinvestissement qui nous est promis, alors c'est sûr que les signaux sont plus positifs qu'ils ont déjà été », indique-t-elle.

« Par contre, ça va prendre un certain temps avant que notre milieu puisse se restabiliser, parce qu'on est un milieu qui a été meurtri par les deux dernières années qui ont été extrêmement difficiles et par les choix difficiles qu'on a dû faire, qui ont eu des impacts à la fois sur notre personnel et sur nos étudiants. Ça nous prendra un certain temps à nous remettre de tout ça et de reprendre notre souffle collectivement. »

Université Bishop's

On apprenait lundi que l'Université Bishop's, qui prévoit un déficit opérationnel de 4,5 M$ pour l'année financière 2015-2016, a déposé un nouveau plan de redressement au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. L'établissement espère que Québec ne retiendra pas la subvention conditionnelle d'environ 2,1 M$ comme il l'avait fait en 2014-2015.

Interrogée à ce sujet, la ministre de l'Enseignement supérieur a affirmé qu'elle rencontrait dès l'après-midi les dirigeants de l'Université Bishop's afin de discuter avec eux de ce dossier.

« On travaille très bien avec l'Université Bishop's pour justement trouver un équilibre entre leurs besoins financiers réels et la situation budgétaire du Québec. (...) Ils ont des idées très pertinentes pour le plan de redressement, mais il faut qu'on regarde comment ça va pouvoir s'arrimer avec le budget qu'on essaie de leur donner pour fonctionner. (...) On va essayer de s'organiser pour s'occuper de cette importante université, car, je le répète, elle est petite, mais elle a un vécu extraordinaire. »

Au sujet de la rémunération des hauts dirigeants des universités, Mme David a mentionné être toujours en train de travailler, en collaboration avec les recteurs, sur des « balises » qui permettraient d'encadrer leur rémunération tout en laissant une certaine autonomie aux conseils d'administration des universités afin qu'ils puissent continuer de voter leurs conditions de travail.

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