La CSRS réussit à adopter un budget équilibré

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Le directeur général de la CSRS André Lamarche et le président de la CSRS Gilles Normand.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Aux prises avec un plan de redressement déposé en 2014, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a néanmoins adopté un budget équilibré, mardi soir. L'organisation prévoit atteindre l'équilibre budgétaire en 2016-2017, mais tant les écoles, les parents que les employés seront mis à contribution.

Les parents dont les enfants fréquentent une école secondaire qui n'est pas leur école de quartier devront désormais assumer des coûts de transport de 100 $.Jusqu'ici, les écoles secondaires avaient été épargnées, mais l'organisation avait déjà commencé à refiler la facture de transport aux parents pour des écoles primaires à vocation particulière, soit l'Écollectif et Sacré-Coeur.

Ainsi, les frais de transport seront de 100 $ pour un élève dont le territoire d'appartenance est l'école internationale du Phare, mais qui s'inscrit dans un programme au Triolet.

La CSRS a également prévu une hausse des frais de surveillance et d'encadrement du midi; elle prévoit ainsi récupérer environ 125 000 $.

Les frais de stationnement des employés seront également indexés. Des compressions de 10 % sont demandées aux écoles, aux centres et aux services de la commission scolaire. En contrepartie, des mesures (subventions) du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES) iront directement dans les écoles. Cela pourrait en partie compenser les compressions.

En outre, un poste de cadre est supprimé au centre administratif.

La CSRS avait dû adopter, à la suite d'un déficit découlant d'une série de compressions, un plan de redressement de 3 M$.

Une somme de 1,8 M$ avait été récupérée en 2015-2016, et le reste (1,2 M$) devait être récupéré en 2016-2017.

En outre, pour le présent budget, la CSRS a dû éponger environ 785 000 $, découlant de compressions, mais aussi notamment d'économies projetées qui ne se sont pas concrétisées.

Le dépôt du plan de redressement en 2014 avait suscité de vives réactions, en raison des impacts qu'il avait dans les écoles et de la réduction de personnel, notamment.

Le président de la CSRS, Gilles Normand, rappelle que les coupes se chiffrent à près de 15 M$ au cours des cinq dernières années.

« C'est une démarche avec des choix difficiles. On a fait le choix de maintenir les services directs à l'élève le plus possible. Avec 10 % de compressions aux écoles, ça donne moins d'outils pour travailler avec leurs jeunes. »

« La CSRS croit que si le gouvernement réinvestit réellement en éducation, tout en laissant aux commissions scolaires la possibilité de faire des choix budgétaires cohérents avec leurs réalités administratives (...) les prochaines années pourraient leur permettre de se rééquilibrer budgétairement et enfin de se centrer sur l'accompagnement et la réussite des élèves », estime le directeur général André Lamarche.

Avec les montants récupérés en fonction du plan de redressement et l'atteinte à l'équilibre, l'organisation espère désormais repartir sur de nouvelles bases dès 2017. « On s'attend à ce qu'il y ait de l'argent neuf », commente M. Normand.

Les coupes seront appliquées de façon globale dans les écoles, précise M. Lamarche, ce qui permettra aux écoles de baser leurs décisions en fonction de leur milieu.

L'organisation, qui avait dû réduire du personnel syndiqué, ne fera pas de coupe de ce côté cette année. C'est plutôt l'inverse : la CSRS a connu cette année une hausse d'environ 300 élèves, ce qui a une incidence sur l'embauche de personnel.

Légère baisse de la taxe scolaire

Après des augmentations salées ces dernières années, le taux de la taxe scolaire diminuera quelque peu sur le territoire de la CSRS.

Il passera de 29,60 cents du 100 $ d'évaluation à 29,10 $ en 2016-2017.

Le directeur général de la CSRS André Lamarche note toutefois qu'il est possible que certains comptes de taxes augmentent, en raison de la hausse du rôle d'évaluation municipal.

Ce dernier a un impact sur la taxe scolaire, qui est toutefois étalée sur trois ans. Par exemple, illustre-t-il, la valeur d'une maison de 200 000 $ a pu passer à 230 000 $ avec le dépôt du nouveau rôle d'évaluation.

« La taxe municipale, on la paie sur 230 000 $. Au scolaire, la première année du nouveau rôle, tu vas payer ta taxe sur 210 000 $, la deuxième année sur 220 000 $, la troisième année sur 230 000 $. Le montant de la hausse de la valeur de la maison est divisé sur trois ans », vulgarise-t-il.

La taxe est basée sur le produit maximal de la taxe (PMT) basé sur différents calculs. La CSRS peut récupérer environ 44 M$.

Rappelons que le taux de taxe a été uniformisé sur l'ensemble du territoire de la CSRS. Les contribuables avaient connu des hausses salées, au cours des trois dernières années, en raison de la fin d'un programme de péréquation par Québec. Afin de récupérer le manque à gagner d'environ 14, 9 M$ sur trois ans, la CSRS avait augmenté la taxe scolaire.

Par ailleurs, la CSRS aura finalement une autre maternelle quatre ans à l'école LaRocque, en plus de l'école Sainte-Famille (bientôt l'école des Avenues) à compter de la prochaine rentrée scolaire. L'école primaire Jean-XXIII en a déjà une.

Édith Pelletier devient dg de la CSS

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Sommets (CSS) a choisi Édith Pelletier pour succéder à Christian Provencher, qui agissait jusqu'à récemment à titre de directeur général de cette organisation.

Depuis la fin du mois de mars, Mme Pelletier assumait l'intérim à la direction générale de la CSS. Elle était devenue dg adjointe et directrice du service des ressources éducatives de la commission scolaire en 2009, des fonctions qu'elle quitte maintenant.

Originaire de Magog, la nouvelle directrice générale de la CSS a fait ses débuts dans le domaine de l'éducation en 1989. Elle a été enseignante puis directrice d'écoles avant d'être nommée à la direction des services éducatifs complémentaires et de l'adaptation scolaire.

« Le conseil des commissaires est très fier d'annoncer la nomination d'Édith Pelletier, basées sur ses compétences, sa grande expérience de même que ses qualités humaines et organisationnelles. Sa connaissance profonde de l'organisation, ses valeurs de loyauté, d'engagement et de rigueur laissent présager une belle continuité », indique la CSS dans un communiqué émis mardi soir.

Pour procéder à l'embauche requise, un comité de sélection présidé par Jean-Philippe Bachand, président du conseil des commissaires, avait été créé. Une firme externe, spécialiste de la sélection de gestionnaires pour le monde de l'éducation, a accompagné le comité.

Rappelons que M. Provencher a occupé le poste de directeur général de la CSS de 2009 à 2016. Il dirige désormais la Commission scolaire Eastern Townships. Avec Jean-François Gagnon

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