L'UdeS fait un pas de plus vers les muscles artificiels

Le robot du professeur Jean-Sébastien Plante représente un... (Photo fournie par l'Université de Sherbrooke)

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Le robot du professeur Jean-Sébastien Plante représente un avant-bras humain muni d'une aiguille qui interagit, à haute vitesse, avec un ballon. Même si le bras peut exercer une grande force, au contact du ballon il réduit la pression, ce qui fait en sorte que le ballon n'explose pas.

Photo fournie par l'Université de Sherbrooke

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Les films de science-fiction regorgent de robots qui côtoient les humains, mais qu'en est-il de leur existence dans le monde dans lequel nous vivons?

Selon le professeur de l'Université de Sherbrooke Jean-Sébastien Plante, l'apparition des robots dans notre quotidien se fera éventuellement. « Mais la vraie question est quand », affirme-t-il, en soulignant l'ampleur des technologies actives d'aujourd'hui.

Toutefois, ce qui différencie l'homme de la machine, c'est que celle-ci n'a pas les capacités de doser sa force. Les actionneurs, modules qui produisent le mouvement, sont soit trop ou pas assez forts pour imiter la délicatesse et la force humaine. D'où le terme muscles artificiels, car ces robots effectueraient des mouvements très semblables à ceux des humains.

Selon le professeur de génie mécanique, pour créer un Terminator, ça prendrait des actionneurs capables de « doser » leurs forces. Avec son équipe, le professeur de génie mécanique a trouvé un moyen de proportionner la force des mouvements robotiques.

Fluides intelligents

Ils ont mis en place un fluide intelligent, capable de changer d'état selon l'environnement, qui amène à la fois une douceur et une force à la machine. « Au contact d'un champ magnétique, le fluide, initialement huileux, se raffermit jusqu'à devenir une pâte à modeler », explique M. Plante, en décrivant le fonctionnement de sa trouvaille. Jusqu'à présent, le liquide fait ses preuves. « Nos prototypes offrent des performances très satisfaisantes », déclare même l'enseignant.

Une telle découverte améliorerait la vie de la population tant au niveau médical, que dans les transports ou même dans la vie quotidienne. En effet, cela permettrait aux humains d'interagir en toute sécurité avec des engins robotisés. « À ce jour, la plupart des robots sont enfermés dans des cages parce qu'ils sont trop dangereux », précise le professeur, en soulignant que l'une des utilisations de son fluide artificiel pourra être entre autres de sécuriser les machines.

Les portes électriques de voitures style camionnettes pourraient être un exemple d'usage pour le fluide intelligent. Habituellement, ces portes se ferment lentement et la force humaine ne peut accélérer le mouvement. Avec un fluide intelligent, la force deviendrait ajustable et l'utilisateur serait en mesure d'accélérer ou de ralentir le mouvement de la porte de son véhicule.

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