Pas de clinique chiropratique sur la rue Wilson

Marc Denault... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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Marc Denault

Archives La Tribune, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Un chiropraticien de Sherbrooke déplore que la Ville ne lui permette pas les usages nécessaires, dans la refonte du règlement de zonage et de lotissement, pour établir une clinique sur la rue Wilson. Il a interpellé les élus et les services municipaux, mercredi, dans une consultation publique tenue au bureau de l'arrondissement de Jacques-Cartier.

Nicolas Aubin a acheté la résidence du 64, rue Wilson pour y établir sa clinique chiropratique. « Dans la refonte réglementaire, j'ai appris que l'usage ne faisait pas partie du zonage. »

M. Aubin rapporte avoir contacté le conseiller Pierre Tardif pour obtenir de l'aide, mais avoir reçu un appel du conseiller Marc Denault.

« Il m'a appelé en me disant qu'il habite sur la rue et qu'il ne veut pas du projet, qu'il a fait le tour des voisins et qu'eux non plus n'en veulent pas. J'aurais essentiellement deux voisins, qui sont des commerces, et un passage pour piéton à côté de ma clinique. M. Denault m'a suggéré de trouver un endroit sur la rue King, mais je n'ai pas vraiment les moyens. »

« Étalement commercial »

Lise Dubord, urbaniste-coordonnatrice à la Ville de Sherbrooke, a répondu que la demande de changement de zonage avait été étudiée au comité consultatif d'urbanisme et qu'elle na pas été acceptée. « Vous pouvez refaire la même demande avec davantage d'arguments et nous l'étudierons. »

Le conseiller Marc Denault se défend bien d'avoir personnellement mis des bâtons dans les roues de M. Aubin. « Je n'ai pas dit que je n'en voulais pas dans ma rue. C'est comme pour tout changement de zonage dans un secteur, j'ai fait une consultation auprès des citoyens. Dans le même secteur, on avait demandé à un endroit de changer le zonage de commercial à résidentiel et j'étais allé consulter les citoyens. À partir du moment où on est à 350 mètres d'un axe principal, sans avoir l'avis de Commerce Sherbrooke, on peut dire que c'est de l'étalement commercial dans une zone résidentielle. C'est ce que j'ai dit au monsieur. »

M. Denault rappelle que les usages complémentaires à l'usage résidentiel, comme un salon de coiffure dans une résidence, sont permis. « Dans un secteur résidentiel, quand on prolonge la zone commerciale, c'est de l'étalement commercial. Je ne suis donc pas favorable. C'est une maison abordable, voisine d'un parc, à proximité des services : c'est donc une vision résidentielle qui serait préférable.

« Nous avons des organismes comme Commerce Sherbrooke qui ont un répertoire des locaux disponibles. Ce serait une bonne porte d'entrée pour trouver une solution. »

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