Bon cop bad cop 2 : des scènes déterminantes tournées à Richmond

À l'angle des rues Principale et Bridge, transformées... (Spectre média, Marie-Lou Béland)

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À l'angle des rues Principale et Bridge, transformées pour représenter la municipalité de Middlebrook, dans le Maine, le policier David Bouchard est pris dans un bouchon de circulation causé par un accident de voiture.

Spectre média, Marie-Lou Béland

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(Richmond) Loin de ne servir qu'à faire du remplissage, les scènes tournées à Richmond ces derniers jours seront déterminantes et « changeront le déroulement du film » au dire de l'équipe de tournage de Bon cop bad cop 2.

À l'angle des rues Principale et Bridge, transformées pour représenter la municipalité de Middlebrook, dans le Maine, le policier David Bouchard est pris dans un bouchon de circulation causé par un accident de voiture. Irrité et au coeur d'une mission urgente, il profite du passage d'une ambulance devant lui pour contourner le trafic, ce qui fait en sorte que des policiers américains le poursuivent à son tour. Le personnage contourne l'accident en dérapant et se sauve ensuite vers le pont MacKenzie en évitant un train de justesse. David Bouchard ne sera cependant pas au bout de ses peines de l'autre côté du pont de fer, où des policiers l'exhortent de sortir de sa voiture...

« C'est une scène-clé, révèle le comédien Patrick Huard, qui a aussi écrit le scénario. Je ne veux pas dévoiler tous les punchs, mais c'est une scène où le personnage de David Bouchard est pris dans une situation assez rocambolesque et il va se retrouver sur le pont dans un véhicule près d'exploser. Il court en même temps qu'il essaie de sauver tout le monde, qui ne comprend pas ce qu'il veut faire. Les policiers de la place sont après lui. »

Selon les informations obtenues, la scène de l'explosion sur le pont MacKenzie aura lieu lundi. On n'a pas voulu préciser d'heure cependant, puisque ce type de scène n'est fait qu'une fois et qu'on doit s'assurer que tout le nécessaire à sa réussite est respecté avant de la réaliser. Si le producteur Pierre Hévin et le réalisateur Alain Desrochers ne voulaient pas confirmer l'explosion de la voiture, ils s'entendaient pour dire que les scènes de Richmond seront l'élément déclencheur « qui va propulser tout ce qui suit ».

« On arrive plus près de la fin du film, soit environ aux deux tiers. Ce qui va se passer ici va déterminer tout ce qui va se passer après, mentionne M. Hévin. Ça va être vraiment des scènes qui vont changer le déroulement du film et la donne pour les deux personnages principaux de Colm Feore et Patrick Huard. Cette scène va propulser tout ce qui suit dans le film. »

« Malheureusement un train est dans son chemin, il se ferme les yeux et arrive sur le pont où il se fait bloquer le chemin par des policiers. Il est obligé de sortir, parce que... il va arriver quelque chose à sa voiture, se limite à dire Alain Desrochers non sans sourire.

« C'est un point tournant du film, ajoute-t-il. C'est là que tout change, mais je garde le suspense pour lorsque vous allez voir le film! »

Plus d'action

Patrick Huard ne se faisait pas prier pour partager l'enthousiasme qui l'habitait sur le plateau, qui a nécessité entre 100 et 120 personnes chaque jour, dont une trentaine de figurants.

« Je l'attends depuis neuf ans le moment où je tournerais ce film-là. Je suis super fébrile de le faire. Chaque jour, on est comme des enfants, on est contents, on regarde les images et on capote. On pense que les gens l'attendent (le film) et ont hâte de le voir. »

« En écrivant le film, je savais qu'il y aurait plus d'action que dans le premier, mais en le faisant je me rends compte qu'il y en a encore plus que je pensais. Mon vieux corps, c'est ce qu'il me dit le soir, il me dit que j'aurais pu slacker sur le clavier d'ordinateur. »

« Pour la première fois, je me fais attacher avec un câble qui va me tirer dans les airs et j'ai bien hâte de voir comment ça va se passer! » donne en exemple Huard.Au total, l'équipe de tournage estime qu'elle aura dépensé plus de 125 000 $ en logement, nourriture et équipement dans la région au terme des cinq jours de tournage à Richmond et Danville. Tout s'est merveilleusement passé selon Alain Desrochers.

« On est tellement chanceux avec la météo. Il fait beau, il fait chaud et la vie est belle. Les figurants sont extraordinaires. On est vraiment chanceux. Hier (samedi), il y avait vraiment des conduites rapides et ça nous inquiète toujours un peu, mais tout a vraiment bien été. »

Patrick Huard se disait quant à lui particulièrement reconnaissant de tout le soutien offert par les municipalités de Richmond et Danville et l'ensemble des Québécois pour la création de Bon cop bad cop 2.

« Pour un paquet de raisons, a-t-il insisté. La principale étant que comme on travaille avec l'argent des gens par le biais des subventions, on fait tout pour que cet argent-là reste dans l'économie d'où elle vient. (Tourner des scènes aux États-Unis) avec le taux de change ce serait inimaginable également, tout comme avec les permis de travail. Et ensuite, les Américains viennent ici pour représenter des villes américaines, alors je ne vois pas pourquoi on irait là-bas, ce serait complètement absurde. En plus, la communication est facile. Les gens connaissent le premier film et ils ont envie de nous aider. On a réussi à avoir l'autoroute Décarie barrée pendant deux nuits, on tourne partout les gens nous accueillent et chaque fois qu'on fait un téléphone, on tombe sur un fan du premier film qui fait des pieds et des mains pour nous aider. Ça fait une grosse différence, parce que c'est une plus-value qui est à l'écran qu'on n'aurait pas les moyens d'avoir normalement sans l'aide de la communauté qui accepte qu'on barre des rues pendant trois jours et qui accepte de vivre avec ça. »

Les figurants au coeur de l'action

Être pris dans un bouchon de circulation lorsqu'il fait plus de 30 degrés à l'extérieur n'aura jamais fait le bonheur de personne, à l'exception peut-être de la trentaine de figurants qui se retrouvaient sur le plateau de tournage de Bon cop bad cop 2 au cours du week-end.

« On trouve ça ben long, il fait beau, il fait chaud, on est écoeurés et un malade à l'arrière fait des folies et on se demande ce qu'il se passe », résume Manon Ducharme en riant lorsque questionnée sur le rôle des figurants à Richmond.

N'allez pas croire que ces derniers étaient exaspérés réellement toutefois. Sur le plateau, on se réjouissait d'être au coeur d'une telle scène d'action.

« J'étais dans mon véhicule et j'ai vu l'auto du cascadeur passer à vive allure près de ma voiture. C'était excitant, relate la Sherbrookoise, qui a tenu le rôle de figurante dans plusieurs téléséries depuis un an.

« Souvent, en tant que figurants, on doit être une partie du mur et de la peinture, donc être sur un plateau comme ça où on voit l'action d'aussi près, être collés dessus et être intégrés dedans, c'est vraiment le fun! »

« C'est un film d'action, ça rend l'expérience super intéressante. Dans une télésérie, c'est plus souvent des scènes intérieures et c'est plus statique. De voir l'action et des cascades dans un aussi bel environnement, c'est certainement dans les plus beaux plateaux auxquels j'ai participé », mentionne à son tour le Bromontois, Stéphane Messier.

« Je suis toujours comme un enfant émerveillé de voir toute la complexité, la technique et l'organisation que ça demande. Je suis toujours impressionné. »

« En tant que film extérieur comme ça avec des scènes d'action, c'est d'autre chose à vivre. C'est hors de l'ordinaire, ça fait différent de rentrer dans une shop et de sortir à 17 h », opine Steve Boisvert, lui aussi un habitué des plateaux.

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