Godbout veut une révision du mandat de Sherbrooke Innopole

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La conseillère Annie Godbout réclame une révision du mandat de Sherbrooke Innopole.

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(Sherbrooke) La conseillère Annie Godbout a réclamé une révision du mandat de Sherbrooke Innopole, lundi en atelier de travail à l'hôtel de ville. Son intervention a provoqué des discussions animées et le maire Bernard Sévigny a refusé d'accéder à la demande de l'élue de Rock Forest.

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Annie Godbout

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« Je souhaite vous rappeler ma grande déception dans la façon dont nous avons défini le mandat de Sherbrooke Innopole et ce qui en a résulté. Nous avons eu une occasion en or de nous poser des questions, de réfléchir et de prendre des décisions basées sur une vision novatrice du développement économique. Au lieu de ça, on nous a présenté un rapport datant de 2007 pour nous convaincre que les enjeux sont toujours d'actualité, alors qu'en 2007, l'utilisation du téléphone intelligent était encore marginale », a commencé Mme Godbout.

« Il faut corriger le tir et moderniser le mandat. Sherbrooke Innopole doit être le maître d'oeuvre, le leader pour développer un créneau économique de ville intelligente à Sherbrooke dans lequel le start-up d'entreprises doit être intégré. Il faut être cohérent, avoir une vision et se fixer des objectifs. Pour une ville universitaire comme Sherbrooke, les résultats de la filière des TIC sont extrêmement décevants. Le nombre d'entreprises de cette filière est resté le même depuis 2013. Je ne veux pas blâmer Sherbrooke Innopole, mais la Ville n'envoie de toute évidence pas de signal clair dans le reste du Québec sur l'importance que représente cette filière économique. »

Mme Godbout a cité la création de Capital intelligent Montréal, qui rend 100 M$ disponibles pour des entreprises innovantes.

« Puisque nous avons reçu le titre mondial de ville intelligente, [...] puisque nous accusons un certain retard dans un secteur qui est en pleine émergence, peut-on moderniser le mandat, avoir un peu d'ambition et être en mode développement des affaires? »

Le maire Sévigny a répliqué avec virulence. « Dans le dossier de ville intelligente, ce n'est pas parce que vous n'êtes pas assise à la table, Mme Godbout, qu'il ne se fait rien et que ça n'existe pas. Ça progresse et il y a beaucoup de travail qui se fait. Vous semblez suggérer de façon récurrente qu'il ne se passe rien parce que vous n'êtes pas à la table. Je vous rassure. Les gens travaillent fort et ils sont nombreux. Dans le palmarès mondial des villes intelligentes, nous tirons assez bien notre épingle du jeu. On va s'améliorer. Des choses s'en viennent et elles seront annoncées en temps et lieu. »

« Avant de mettre un plan en fonction, il fallait faire une cartographie de ce qui existe pour voir où nous allons et ce que nous allons proposer. Nous sommes en mode actif. Il se passe des choses. Il est très difficile de faire du recrutement dans le secteur des TIC parce qu'il n'y a pas beaucoup de programmeurs », a ajouté la directrice générale de Sherbrooke Innopole Josée Fortin.

La conseillère Christine Ouellet ne comprenait pas l'objectif de sa collègue Annie Godbout. « Tu sièges au conseil d'administration de Sherbrooke Innopole. Tu adresses publiquement tes doléances, mais comme élue, tu as le pouvoir de faire bouger les choses. Qu'est-ce que tu proposes? »

Annie Godbout a rétorqué sentir qu'elle est assise entre deux chaises. « Le C.A. prend acte du mandat que donne le conseil. Quand j'ai essayé d'influencer des décisions, on m'a répondu que ce n'était pas clair dans le mandat. Je suis assise entre deux chaises parce que le mandat n'est pas assez clair et précis. J'essaie qu'on nous donne des outils pour nous aider à prendre des décisions. »

Le président du comité exécutif Serge Paquin a mentionné que « si un organisme n'a pas le mandat qu'il faut pour atteindre ses objectifs, nous entendrons les représentations qu'il nous fera en ce sens ».

Bernard Sévigny en a rajouté. « Le mandat a été soumis au conseil municipal. Nous en avons discuté. Des amendements ont été apportés. Les cinq filières clés, c'est le mandat que nous avons décidé de donner. Si ce n'est pas votre mandat à vous, Mme Godbout, je comprends, mais la volonté du conseil a été clairement exprimée. C'est récent, on ne recommencera pas la définition du mandat quand on l'a réalisé il y a quelques mois avec le consensus de tout le monde. »

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