Changements climatiques : des impacts sur la santé des Estriens

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Dans la plus récente édition de son bulletin Vision, la Direction de santé publique de l'Estrie a identifié les vagues de chaleur, les inondations, les tiques à pattes noires et le pollen de l'herbe à poux comme étant les quatre problèmes environnementaux associés aux changements climatiques qui ont des impacts sur la santé des Estriennes et des Estriens.

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(Sherbrooke) Les vagues de chaleur, les inondations, les tiques à pattes noires et le pollen de l'herbe à poux représentent les quatre grands problèmes environnementaux associés aux changements climatiques qui ont des impacts concrets sur la santé des Estriens et des Estriennes, estime la Direction de santé publique de la région.

Dans la nouvelle édition de son bulletin Vision, la Direction de santé publique de l'Estrie, en collaboration avec le Conseil régional de l'environnement de l'Estrie (CREE), décrit les risques pour la santé liés à chacun de ces problèmes environnementaux, ainsi que les actions à prendre pour les diminuer.

Par exemple, on y explique que les vagues de chaleur, qui deviendront plus fréquentes en raison des changements climatiques, peuvent causer de l'épuisement, des coups de chaleur et l'aggravation des maladies chroniques. Ces problèmes sont d'autant plus préoccupants puisqu'une récente étude révèle que les aînés de l'Estrie seraient particulièrement vulnérables à la chaleur.

Pour éviter les nombreuses visites aux urgences lors d'épisodes de chaleur extrême, l'organisation suggère notamment de lutter contre les îlots de chaleur en végétalisant ces espaces.

Par ailleurs, l'Estrie étant l'une des régions de la province les plus touchées par les inondations, la Direction de santé publique recommande de préserver les milieux humides et d'éduquer davantage la population sur les risques pour la santé, comme les problèmes respiratoires causés par les moisissures, les intoxications alimentaires et les gastroentérites.

Quant à la tique à pattes noires, celle-ci gagne progressivement du terrain au Québec avec le réchauffement de la température. Puisque cette bestiole constitue le principal vecteur de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, Mme Généreux rappelle que plusieurs moyens de prévention existent pour éviter de contracter cette maladie.

« Pour les gens qui travaillent dans les champs ou qui se promènent dans les herbes hautes, il faut penser à porter, si possible, des vêtements longs et légers pour bien couvrir la peau, surtout celle des jambes. On va aussi essayer de porter des vêtements pâles, qui permettent de repérer la tique plus facilement si elle s'agrippe à nous, et du chasse-moustique, évidemment. (...) Après nos activités, il est important de faire un bon examen de la peau, et si l'on détecte une tique, de la retirer délicatement à l'aide d'une pince à sourcils, à la verticale pour ne pas l'écraser. »

Enfin, comme le pollen de l'herbe à poux est responsable de 75 % des allergies de pollen au Québec et que 13 % de la population estrienne âgée de 15 ans ou plus souffrirait de rhinite allergique, le bulletin Vision indique qu'il est essentiel de faire la promotion de l'arrachage de l'herbe à poux auprès des municipalités et de la population.

« Malgré qu'on entende de plus en plus parler de changements climatiques, le concept demeure encore abstrait pour la population. Je pense que c'est en démontrant des impacts concrets pour les citoyens de l'Estrie qu'on arrivera à les convaincre de s'en préoccuper et d'agir », explique Jacinthe Caron, directrice générale du CREE.

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