Décès d'un patient en attente d'aide: on craint d'autres cas

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Le décès de Charles-Yvon Gagné survenu il y a quelques semaines, alors qu'il était patient de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, n'a pas suffi à convaincre le ministère de la Santé de ralentir les compressions en cours.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Le décès de Charles-Yvon Gagné survenu il y a quelques semaines, alors qu'il était patient de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, n'a pas suffi à convaincre le ministère de la Santé de ralentir les compressions en cours.

Le directeur des ressources financières et de la logistique du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Pierre-Albert Coubat, a annoncé, pas plus tard que mercredi, que les établissements de santé de la région devront composer avec de nouvelles coupures de l'ordre de 25 millions $ au cours de la prochaine année. On compte réduire par attrition 150 postes de cadre équivalents à temps complet dans l'administration et 100 autres dans les secteurs cliniques.

Le porte-parole régional de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Emmanuel Breton, craint que les délais pour recevoir des services s'allongent considérablement et il s'attend à ce que d'autres cas comme celui de M. Gagné surviennent au cours des prochaines années.

« C'est déjà commencé. Les congés ne sont pas remplacés et les délais pour l'obtention de certains services se prolongent. Les listes d'attente s'allongeront pour obtenir une biopsie ou des analyses comme celles en lien avec la glande thyroïde. Ceci fera en sorte que les soins seront retardés, des gens pourraient se retrouver dans un état de décompensation », prévient-il.

Déplacement des patients

M. Breton s'explique mal que l'on prévoit envoyer des patients sherbrookois recevoir des soins à Lac-Mégantic ou à Granby. En plus de nuire à la qualité de vie des patients et de leur famille et de leur occasionner des frais additionnels, il y voit un potentiel de risque en lien avec les déplacements.

Le porte-parole des professionnels de la santé se fait réaliste en ce qui a trait aux finances publiques, mais croit qu'on devrait trouver un moyen de dégraisser les coffres de l'État plutôt que de trancher dans les services. À ce titre, il estime que la création d'une assurance médicament couvrant l'ensemble des contribuables pourrait être source de gains importants.

« On se demande toujours où on peut couper, mais on ne se demande pas comment on peut faire plus d'argent. Par exemple, l'adoption d'un régime d'assurance médicament public pour tous les Québécois, qui se substituerait au privé, permettrait de faire des économies importantes et d'amasser de l'argent frais qu'on pourrait réinvestir en santé et ainsi rétablir notre prestation de service », estime-t-il.

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