François Legault se dit contre les supercliniques

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Plutôt que de miser sur des supercliniques, le chef de la CAQ François Legault souhaiterait forcer les 8500 médecins de famille québécois à recevoir à l'occasion des patients le soir et les fins de semaine. «Les groupes de médecine de famille, dit-il;, quand je les ai lancés, ce qui était prévu, c'est qu'ils offrent à tour de rôle des disponibilités.»

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(Sherbrooke) Les supercliniques ne sont pas le meilleur moyen de régler les problèmes du système de santé, clame le chef de la Coalition Avenir Québec François Legault. Il souhaiterait plutôt forcer les 8500 médecins de famille québécois à recevoir des patients le soir et les fins de semaine à l'occasion.

« La solution au problème des urgences passe par une première ligne forte. Nous avons 8500 médecins de famille pour 8 M d'habitants. Nous ne manquons pas de médecins de famille. Chaque médecin devrait prendre en charge au moins 1000 patients. C'est une norme plus que raisonnable. Quand je dis "pris en charge", c'est sept jours par semaine, incluant le soir et la fin de semaine à tour de rôle. Les groupes de médecine de famille, quand je les ai lancés, ce qui était prévu, c'est qu'ils offrent à tour de rôle des disponibilités.

« Au début, Gaétan Barrette demandait ça et maintenant il demande 50 supercliniques. Les médecins des supercliniques demandent pourquoi ce serait juste eux qui travailleraient le soir ou les fins de semaine. D'après moi, elle est là la clé, parce que 50 % des gens qui se présentent aux urgences auraient pu régler leur problème dans une clinique privée ou un CLSC. »

Pour M. Legault, la façon de convaincre les médecins passera par la rémunération. « M. [Gaétan] Barrette a donné des augmentations de salaire aux médecins sans exiger une plus grande prise en charge. Dans les provinces qui fonctionnent bien, une partie du salaire est versée en fonction des patients pris en charge. On n'y arrivera pas sans modifier le mode de rémunération des médecins.

« C'est une négociation qui ne sera pas facile. M. Barrette a peut-être pris une attitude un peu arrogante avec les médecins de famille. Actuellement, de mettre toute la responsabilité sur 50 supercliniques, je pense que c'est une mauvaise approche. Je ne vois pas pourquoi les médecins dans ces supercliniques subiraient ces responsabilités seuls. »

Sondages

M. Legault a par ailleurs commenté les sondages qui le donnent comme le chef de parti le plus populaire au Québec, mais qui placent sa formation au deuxième ou au troisième rang des intentions de vote. Le chef de la CAQ voudrait faire passer le nombre de députés de son parti de 20 à 70 en 2018 en visant notamment des régions qui ne se sont pas montrées souverainistes, comme l'Estrie, qui a élu cinq libéraux aux dernières élections.

« Il faudra rappeler que le projet de la CAQ se trouve à l'intérieur du Canada. Il n'est pas question de souveraineté ni de référendum. Il n'y en aura jamais à la CAQ. Mais à travers les différents mandats, nous demanderons plus de pouvoir au gouvernement fédéral, et ça passe par l'accueil des 50 000 immigrants que nous recevons chaque année, de nous assurer qu'ils apprennent le français et qu'ils vivent selon nos valeurs. »

François Legault estime que son défi sera d'obtenir une plus grande visibilité et une plus grande portée entre les campagnes électorales. « Je pense que je gagnerai en 2018 parce que ce sera une élection historique. Ce sera la première fois en quarante ans que la question ne sera pas de savoir si nous sommes souverainistes ou pas. Plusieurs ont appuyé le Parti libéral parce qu'ils ne sont pas souverainistes. Les citoyens ont maintenant une solution de rechange. Les autres partis reprennent nos idées, mais je crois que les citoyens préféreront l'original à la copie. »

Pour grimper dans les sondages, il faudra donc une plus grande notoriété. « Il faut faire connaître nos idées. Les gens ne connaissent pas notre équipe. Ce sont du monde brillant, mais pas connu. »

M. Legault s'est d'ailleurs montré ouvert à accueillir Robert Poëti dans ses rangs. « S'il veut faire des changements au ministère des Transports, il peut se joindre à notre parti. »

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