L'attentat laisse plusieurs points d'interrogation, dit Sami Aoun

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Le professeur Sami Aoun

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(Sherbrooke) L'attentat survenu à Orlando nécessitera plusieurs clarifications afin d'en saisir la pleine mesure, estime Sami Aoun.

Le professeur en politique appliquée de l'Université de Sherbrooke soutient que la sécurité américaine devra possiblement être remise en question après qu'il eut été montré que le tueur avait été fiché à deux reprises en raison d'agissements haineux, et ce, dès 2013.

« D'abord, il faut se demander comment on peut permettre à quelqu'un qui était fiché depuis 2013 de se procurer aussi facilement des armes dans un commerce légitime. Il faut aussi se demander si l'attentat découle d'un ordre hiérarchique, ce qui signifierait la présence d'une cellule terroriste aux États-Unis, ou s'il a agi seul et que l'État islamique a réclamé l'attentat ensuite. »

Le fait qu'un acte aussi violent survienne en Amérique du Nord, après ceux perpétrés en France et en Belgique, notamment, incite à la vigilance, mentionne M. Aoun.

« On se doit d'être vigilant et craintif sur le plan politique. Aux États-Unis, ça va donner du fil à retordre à Hilary Clinton dans la course à la présidence, car elle devra se positionner par rapport à Barack Obama dans ce conflit. M. Obama préférait opérer dans l'ombre en appuyant l'Irak et la Syrie contre l'ÉI, comme si ce n'était pas sa guerre, mais contre Donald Trump, il faudra voir si Mme Clinton ne devra pas adopter une diplomatie plus musclée. »

M. Aoun est cependant convaincu que les plus récentes défaites encaissées par l'ÉI en Syrie ne sont pas étrangères à la rapidité avec laquelle le groupe terroriste s'est empressé de le réclamer.

« C'est le mois du ramadan et la religiosité est plus prononcée. L'État islamique a subi plusieurs défaites dans les dernières semaines et on voit bien que Daesh envoie un message contre ce qu'il appelle la décadence de l'occident », note M. Aoun.

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